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| Flacon gravé Vitriol d'Oeillet, édition limitée nov.2011 |
Lorsque je l’ai rencontré pour mon livre, Serge Lutens m’a confié qu’il puisait dorénavant ses thèmes dans la littérature plutôt que dans la matière olfactive. D’où l’inspiration dandy, décadente et funèbre de ses deux prochains parfums, hommages à Baudelaire, Oscar Wilde et, forcément, au saint patron des esthètes, Des Esseintes, jusque et y compris dans les relents sulfureux d’un catholicisme dévoyé…
Vitriol d’œillet est, comme son nom l’indique, une mutation féroce de la fleur à la boutonnière, cloutée (de girofle), poivrée, poudrée, avec des relents du lys qui est le frère olfactif de l’œillet et une élégance dans la méchanceté qui n'est pas sans rappeler le coup de talon de Bas de soie. Extrait du texte presse:
« L’hésitation une fois franchie, l’oeillet est, aux deux sens du terme, ce que je suis : ma réplique, un parfum en colère.
Déjà en dents de scie ses pétales recèlent la solution. Elle vole en éclats.
Si je vous dis que la giroflée retient une gifle, que son poivre vient de Cayenne et, qu’au plus profond de sa composition, des clous de girofle l’enfoncent, sourirez-vous ? »
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| De Profundis édition gravée novembre 2011 |
De Profundis, qui tire son nom à la fois de la lettre écrite en prison par Oscar Wilde à Alfred Douglas et du « De Profundis Clamavi » de Baudelaire, est construit autour du funèbre chrysanthème: verdeur végétale en tête, violette et fruits confits pour la signature maison, notes animales en fond, mais aussi l'encens, forcément. Et la couleur emblématique de l'esthétique décadente, couleur d'encre pour souligner l'inspiration littéraire, cette "couleur violette (amour contenu, mystérieux, voilé, couleur de chanoinesse" dont parle Baudelaire, ici poussée dans son intensité vers l'ultraviolet seul capable d'illuminer le noir... Extrait du texte presse :
« Quand d’un deuil, un souffle impalpable soulève le crêpe, des couronnes et croix, glaïeuls, chrysanthèmes et dahlias libérés se détachent.
Qu’en Terre Sainte, aux Galapagos, à Nice aux Floralies, en guirlandes elles finissent, tant mieux!
Plus encore, si dédié au défunt de France, le corbillard par la bière débordé, emmène enfants de chœur, curé, croque-mort, Suisse et fossoyeurs, se perdre en vice joyeux dans une fête, là, c’est l’apothéose. »
Vitriol d’Œillet fait partie de la collection des flacons rectangulaires. Il sera lancé en juillet en exclusivité au Palais-Royal, puis mondialement en septembre.
De Profundis fait partie de la collection des flacons de table. Il sera lancé aux Salons du Palais-Royal en octobre.
Les flacons gravés de Vitriol d’Œillet, De Profundis, Louve et Serge Noire seront proposés en édition limitée à partir de novembre aux Salons. Par ailleurs, Tubéreuse Criminelle intégrera la collection « export » au même moment le temps d’une édition limitée.
Je reparlerai d’ici peu de Vitriol d’Oeillet, qui à l’heure qu’il est ronge déjà mon poignet…