dimanche 18 décembre 2011

La contrefaçon des parfums vue par le magazine Envoyé Spécial

« Des traces d’excrément d’animal, de l’antigel de voiture, des produits qui n’ont rien à faire dans des parfums, et qui sont un danger pour la santé de ceux qui achètent ces copies… »

La conclusion du reportage d’Envoyé Spécial sur les parfums de contrefaçon, diffusé le 15 décembre, a de quoi dégoûter les téléspectateurs d’acheter ces copies de produits de grandes marques qu’on trouve sur internet ou dans les marchés en plein air. Quelle meilleure façon de dire que « le toc, c’est de la merde » ?

Personnellement, je serais assez d’accord. Quand des entrepreneurs sans scrupules copient des formules qu’ils n’ont pas développées, s’approprient les créations de parfumeurs dont ils n’ont pas le talent, et tirent parti des millions dépensés par les marques pour faire connaître et aimer leurs produits, cela ne peut que dégager une odeur nauséabonde. Le miasme est encore plus putride lorsque certains prétendent « libérer le parfum » et défendre les consommateurs. Si encore leurs contretypes nous restituaient des parfums pré-reformulation… on pourrait peut-être parler de défense de l’art du parfum. Mais ça n’est pas le cas : il s’agit simplement d’exploiter l’absence de législation pour la protection des formules.

Le reportage d’Envoyé Spécial n’aborde pas ce thème qui fâche : aucun représentant de grande marque n’a d’ailleurs accepté de parler (même mur du silence lors de la table ronde organisée par la SFP). Il y est question du manque à gagner pour l’industrie française, et, vaguement, du risque sanitaire posé par ces produits frelatés...

C’est là qu’on rencontre Audrey, jeune femme passionnée de parfums dont l’épiderme est doté d’une sensibilité si exquise qu’il rougit en quelques secondes dès l’application d’un produit piraté. On ne lui fera pas l’affront de la prendre pour une taupe de l’IFRA, mais on serait l’IFRA, justement, on la recruterait dans l’instant, à la fois comme cobaye et comme preuve vivante de l’efficacité de son action…

Plus scientifique, le parfumeur et chimiste Frédéric Poitou [i], expert auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour la contrefaçon des parfums. Le reportage le suit aux Puces de Marseille, où il découvre des contretypes d’Opium et de Chanel N°5 vendus 5 euros sous des noms et dans des packagings différents, qu’il prononce « olfactivement parfaits ». On s’en étonne un peu – les matières premières utilisées par Chanel, par exemple, sont forcément différentes de celles que peut acheter un contrefacteur grassois – mais après tout, on n’est pas nez, et on n’a pas senti le produit.
Le faux Opium et l’original sont soumis à des analyses par spectrométrie de masse et chromatographie en phase gazeuse. Cette dernière analyse révèle que les formules des deux produits sont quasiment identiques, à deux exceptions près : dans le toc, présence de polyéthylène glycol, produit utilisé dans les antigels, ainsi que de scatol.
« C’est un produit qui sert à fixer et qu’on trouve dans les excréments d’animaux, ça s’appelle du scatol, ça porte bien son nom », explique Frédéric Poitou, en précisant que « c’est un peu urticant » et que « c’est interdit ».
Pas de trace de l’interdiction du scatol sur le site de l’IFRA – mais M. Poitou, un pro, sait sans doute ce qu’il avance. Cela étant, le scatol en question est bel et bien un ingrédient en parfumerie, notamment utilisé pour reconstituer la civette, et qui bien évidemment n'est pas distillé à partir d'étrons canins, mais obtenu par voie de synthèse.

Mais ce n’est pas ce que notre intrépide reporter a compris… Elle tient son scoop, on sent qu’elle en trépigne, il faut alerter le public de toute urgence… Les parfums de contrefaçon contiennent littéralement de la merde !

Que conclure face à un amalgame sensationnaliste aussi estomaquant ? Que la plupart des journalistes n’entendent que ce qu’ils veulent entendre et que ce que les Anglo-saxons appellent le fact-checking n’existe pas sur notre précieuse chaîne publique.

Avez-vous regardé ce reportage ? Qu’en avez-vous pensé ? Pour le voir ou le revoir, cliquez ici.





[i] Frédéric Poitou dirige par ailleurs Fragrance Créations, qui propose des matières premières de parfumerie aux particuliers désirant créer leurs propres compositions.

25 commentaires:

  1. Moi ça me donnerait bien envie de me trouver un OPium qui tienne et qui ne soit pas défiguré même en contrefaçon et à la limite tant mieux, si je le paye 7 euros au lieu d'un prix HONTEUX pour le pipi de chat (pas littéralement pour le coup mais bel et bien métaphoriquement) qu'il est devenu.

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  2. Anonyme, on peut se demander si, en effet, une reformulation mal foutue n'est pas aussi une forme de contrefaçon. Je trouve la pratique du contretype scandaleuse, surtout lorsqu'elle se drape d'arguments pseudo-libertaires, mais en revanche, une société qui produirait des parfums sous leur forme d'origine en passant outre aux réglementations de l'IFRA (et en avertissant ses clients de ce fait) serait peut-être justifiée. Cela dit, je ne sais pas sur quelle version d'Opium l'analyse chromato de M. Poitou était basée: si c'était sur celle qui est commercialisée actuellement, c'est kif-kif.

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  3. Je n'ai pas vu le reportage, je sais déjà qu'il va me taper sur les nerf...
    Tout à fait d'accord pour la protection de l'acte créateur du parfumeur; quand il y a acte créateur!
    Parce que quand il s'agit d'une daube, osons le mot, issue d'un brief à composites de succès du moment, créé grâce au chromatographe et à l'analyse des sorties des concurrents...je ne vois plus trop la différence entre une contrefaçon et des marques qui se copient les unes les autres en permanence et nous sortent des jus à forte consanguinité.
    Où est la limite entre la contrefaçon, l'imitation, la copie? La contrefaçon reproduit presque à l'identique, à l'exception des molécules captives auxquels les contrefacteurs n'ont pas accès et qui font le beurre des fabricants d'ailleurs, c'est assez dévalorisant pour la marque, je comprends bien. Mais cela montre aussi que si un jus à 5 € et un jus à 70 euros les 100ml sont identiques, cela prouve bien que le contenu du flacon de la grande marque ne vaut quasiment rien et qu'elle se fait beaucoup d'argent en vendant du rêve.
    Je me fait l'avocat du diable, simplement pour dire qu'à mon avis le cynisme est largement partagé.

    C'est la protection de l'acte créateur du parfumeur et des formules qui est le vrai problème bien sûr, mais ça visiblement personne ne veut l'aborder!

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  4. Anatole, en effet, tant que la question du droit d'auteur ne sera pas abordée, la différence entre les contretypes "pirates", et les twists et les remix pratiqués par les maisons de composition pour le compte de leurs clients, restera floue...

    Cela étant, les marques investissent pour construire leur image et leur nom. Réification de la marchandise, comme dirait Marx? Soit. Reste que même un jus indigent, copie de celui mis sur le marché par une grande marque, ne se vendrait pas sans l'investissement réalisé par cette marque pour lancer l'original.

    Si un jour les droits d'auteur du parfum étaient protégés, les marques devraient faire des efforts pour créer des produits plus originaux: cela obligerait à une refonte du système, mais tel qu'il existe actuellement, on se demande comment il pourra se maintenir... Confer l'affaire des jus "rapatriés" par LVMH, entre autres...

    Evidemment, il est bien plus facile à un journaliste de claironner qu'il y a du caca dans les parfums de contrefaçon.

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  5. Effectivement si au moins il nous restituaient des parfums pré-reformulation! Les contrefacons que je vois en sur les trottoirs de Manhattan ce sont generalement des parfums pour une clientele ghetto, en general le dernier J-Lo ou celui de tel ou tel rappeur,mais sans doute a Chinatown (j'y vais jamais) on trouve des faux Versace, Gucci etc.

    De toutes facons, les parfums etant tous reformules tous les deux ans sans que le consommateur n'en sache rien, n'est-ce pas une forme de contrefacon?
    Pourquoi Boucheron de 1988 est bourre de civet alors que l'actuel sent pratiquement le propre?

    A quand des agences de notations independantes de la parfumerie ou l'on pourrait degrader la note de ces parfums en comparant versions d'origine et versions actuelles!?



    Emma

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  6. Emma, perso, je suis contre le terrorisme exercé par les agences de notation, âmes damnées de nos maîtres non-démocratiques, les marchés.
    En revanche, il devrait y avoir une association de consommateurs qui puisse faire réaliser des chromatos pour démontrer l'existence de ces reformulations - mais le budget nécessaire, qui l'avancerait? Y a-t-il assez d'amateurs puristes et fortunés pour financer un tel projet?

    Par ailleurs, pour le Boucheron... de la civette? Mais ça contient du scatol!!! Du caca d'animal, selon notre amie d'Envoyé Spécial!!! Hors plaisanterie, je n'ai jamais porté l'ancien mais l'actuel, que je teste en ce moment, est toujours beau.

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  7. J'ai été outrée par ce reportage, décidément on veut vraiment à nouveau prendre les consommateurs pour des crédules...
    si il y a si peu de différences entre la formulation d'une vulgaire copie et celle d'un véritable opium ou chanel, ces grandes marques ne nous prendraient elles pas pour des c...
    on sait trés bien qu'un parfum a une valeur de 5 €/10 € et que le reste c'est essentiellement de la publicité etc...du rêve quoi.
    Quant à cette dame qui a la peau si fragile : ça m'a fait bien rigoler..

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  8. Anonyme: en effet, il arrive souvent que les matières premières aromatiques représentent environ 3% du prix (plus tout de même dans les parfums de marques alternatives qui n'ont pas de frais de pub et utilisent le même flacon/étui). Ce qui n'est d'ailleurs pas explicité dans le reportage! Raison de plus pour se tourner vers les maisons qui utilisent de belles matières.

    Quant à la jeune femme à la peau sensible, une parfumeuse m'a confirmé qu'elle avait la même dans le staff de sa marque: sa peau rougit au quart de tour. Donc ça existe.
    Pour ma part, j'ai été plus outrée par la conclusion erronée du reportage, mais c'est mon côté geek.

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  9. Effectivement moi aussi j'ai la peau sensible et il m'est arrivé de faire quelques rougeurs avec des "vrais" parfums. Après je suis certaines qu'il y a d'autres paramètres et que celà mérite une analyse plus poussée, dire qu'on va faire des allergies en portant des copies c'est réducteur et celà arrange bien les grandes marques...

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  10. Anonyme, c'est en effet réducteur, mais, pour jouer les avocats du diable, les marques sont tenues de fournir une liste de leurs ingrédients aux services de pharmacovigilance en cas de réaction plus grave (ou d'ingestion), ce qui n'est pas le cas des contrefacteurs. Frédéric Beaulieu, interviewé dans le reportage, avait d'ailleurs expliqué lors de la conférence de la SFP sur le thème que les contrefaçons chinoises copiaient les packagings de ses parfums pour enfants si efficacement qu'en cas d'accident sanitaire, il aurait beaucoup de mal à prouver qu'il ne s'agissait pas de son produit...

    Les amoureux des parfums prêts à braver quelques rougeurs pour la beauté des fragrances ne sont sans doute pas légion, d'où, justement, la surenchère des réglementations.

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  11. Etonnante coïncidence !
    A propos du polyéthylène glycol (également appelé magrocol), une simple recherche sur Wikipedia nous indique qu’il s’agit d’un solvant, comme l’industrie du parfum en utilise beaucoup, qui de plus est utilisé en alimentaire pour son caractère hydrophile.
    Et c’est là qu’apparaît dans toute sa splendeur la coïncidence extraordinaire avec le scatole. Selon Wikipedia : «Les propriétés laxatives du macrogol sont liées à un accroissement du volume des liquides intestinaux. Les selles étant plus molles car mieux hydratées transitent plus vite dans le côlon et sont plus facilement évacuées [...] Le macrogol est disponible sous diverses dénominations commerciales, mais cependant votre médecin comme votre pharmacien quel que soit leur pays ainsi que la langue qu'ils parlent, reconnaitront parfaitement cette substance sous sa dénomination commune internationale, à savoir le macrogol. »
    Dommage que cette brillante journaliste n’ait pas pris la peine de chercher un peu, elle aurait trouvé un angle d’attaque encore plus passionnant pour son sujet! Dur métier...

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  12. Fabrice, qu'est-ce qu'on n'apprend pas sur Wikipédia, ah la la... En effet, le scoop eut été encore plus retentissant!

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  13. J'ai vu ce reportage en direct. Cet épisode du scatol avec le commentaire du parfumeur pour le moins ambigu, repris et déformé par la journaliste, cette volonté de mettre en avant les risques... tout semble commandité par les marques...
    Je désapprouve totalement la copie, mais dans le cas présent, en évinçant toutes les questions relatives aux politiques des marques (reformulations, copies entre elles...) la faiblesse de l'investigation journalistique apparaît au grand jour !

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  14. Thierry, tu ne crois pas que si les marques avaient été à l'origine de ce reportage, une grande maison s'y serait exprimée? C'est sans doute le scoop des images filmées dans les usines chinoises qui a été le point de départ. Mais tout a été amalgamé, rien n'a été creusé. Par exemple, on se demande vraiment ce que lancement de DVF allait faire là-dedans! C'était juste histoire de mettre une grande marque, j'ai l'impression... Dire qu'il fut un temps où Envoyé Spécial était un magazine de référence! Il faut dire aussi que la manie du secret dans cette industrie n'aide pas à y voir clair!

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  15. Oui, bien sûr le terme de "commandité" ne convient pas du tout. Je voulais juste dire que le reportage épouse un point de vue qui défend l'intérêt des marques, sans parler de la longue introduction consacrée au parfum de DF qui effectivement n'apporte rien et ressemble davantage à de la publicité qu'à une enquête.

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  16. I thought this was hilarious. Once again we see the way that journalists are far too quick to reproduce what they are told, without doing much reporting or investigating.

    (Sorry, I can read French, but attempting to write it would lead to... more hilarity, perhaps?)

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  17. Thierry, je ne sais même pas si c'est de la pub pour DVF. Je pense simplement que c'est un défaut de conception du reportage...

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  18. Fernando, that's why my father, who is a scientist, is so irked at journalists every time they attempt to treat scientific subjects.

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  19. Mais qu'est ce que le monde entier croit? Que Chanel Dior etc....n'utilisent pas de produits toxiques dans leurs fragrances???
    Il faudrait que les gens lisent les etiquettes sur les boites de leur "parfum chéri" avant d'en conclure que seule le parfum original est en "odeur de sainteté" ce qui n'est pas le cas! Il y a peu de parfums "Bio" ou sans "danger" Honoré des prés, Korrès,Patika, Fleurs de Bach et d'autres Eaux Melvita peuvent se targuer d'être non nocives pour la santé...
    Il faut en effet, remettre les choses à leur place, entre ces parfums génériques et les originaux de prestige, la différence de prix n'est hélas pas dans la matière première (sauf chez Guerlain peut être?), mais dans le plan marketing.
    Qui paye Keira Knightley, Jude Law, Charlize Theron, Natalie Portman ou Alain Delon (époque la piscine)pour incarner les parfums mythiques?
    Le consommateur point barre.

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  20. Ariell, je vous suis sur le fait que le consommateur paie beaucoup plus pour les "égéries" que pour ce qu'il y a dans un flacon... c'est d'ailleurs pourquoi bien des amateurs de parfums préfèrent les marques de niche, qui mettent l'argent dans le flacon plutôt que dans les pubs.

    Mais quant au reste de votre propos, entendons-nous: d'une part, les matériaux que la législation européenne contraint à répertorier sur les étuis sont des *allergènes" potentiels pour une part infime de la population, et non des produits *toxiques*, au sens de "poison".
    D'autre part, absolument *tout* est potentiellement toxique, c'est une question de quantité. Même les produits naturels/bio, etc. Je n'ai d'ailleurs jamais eu de réaction cutanée aussi violente que lorsque j'ai tenté d'utiliser une gamme de soins bio... et que je sache, l'ortie, la méduse, et tous les pollens divers et variés qui nous donnent le rhume des foins, sont des choses on ne peut plus naturelles, et pourtant irritantes, qui provoquent en général des réactions physiques plus désagréables qu'un océan de parfums vendus chez Séphora.

    Par ailleurs, si c'est à cela que vous faites allusion, le fait que la jeune femme du reportage, Audrey, rougisse dès l'application d'un parfum de contrefaçon alors qu'elle ne réagit pas du tout à son parfum de marque est assez intrigant (conversion hystérique?), puisque, comme vous le signalez, tous les parfums contiennent des allergènes potentiels (y compris d'ailleurs les marques bio que vous citez).

    Cette différence de réaction pourrait s'expliquer par des tests de toxicologie sans doute plus rigoureux (parano, même) dans les produits de grande marque, lesquelles grandes marques sont exposées à des retombées juridiques en cas d'incident sanitaire alors que les contrefacteurs restent hors d'atteinte.

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  21. J'ai lu tous vos commentaires et je me demande si nous sommes sur la même planète!!
    Oui la contrefaçon c'est mal, évidement...mais sachez que même les Maisons de Créations des plus grands parfums proposent à d'autres clients des "inspirations" pour ne pas les nommer...Nous ne pourrons jamais l'éviter...C'est une supercherie assumée par tous...il faut arrêter de jouer les naïfs...la copie existera toujours...
    De plus, « versions moins chères » ne rime pas forcément avec « danger »...il s'agit de substituer des matières nobles et couteuses (quand il y en a, car ce n'est pas toujours le cas)par d'autres plus bon marché mais que l'on retrouve dans bon nombre de produits de consommation courante notamment en toiletries...tout en respectant les réglementations en vigueur…du pipi de chat dans vos shampooings ?...j’en doute !
    Je ne nie pas les dangers de certaines matières premières et il faudrait davantage de règlementation et de contrôle de ces parfums que l’on trouve « à la sauvage » mais de là à généraliser en disant que toutes les contrefaçons de parfums sont dangereuses…c’est faux !
    Quant à la fameuse protection de l'acte créateur du parfumeur...nous devrions dire de la Maison de Création car c'est à elle qu'appartient la formule...
    Je respecte tout à fait le travail des parfumeurs que j'admire avant tout...mais si un parfum original est tant copié c'est qu'il est autant aimé...finalement n'est-ce pas cela le succès? L'original et son créateur marquent les mémoires olfactives et perdurent dans l'histoire des parfums, n'est pas cela de plus important?
    Enfin je ne crois pas que la création parte d’une page blanche…la vie est une inspiration…nous sommes tous des inspirés…
    Si une personne pauvre au bout du monde peut rêver avec son parfum contrefait alors pour moi c’est mission accomplie…

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  22. Anonyme, votre dernière phrase laisserait penser que vous n'êtes pas étranger au domaine du contre-type? Peu importe, du reste. Simplement ceci: je n'ignore absolument pas la pratique des twists et autres remix. Ni qu'un parfum puisse en susciter d'autres. Quand Angel donne Lolita Lempicka ou Coco Mademoiselle, on a trois beaux parfums différents, tant mieux. C'est quand il donne Nirmala que ça m'énerve.
    Ensuite, je n'ai jamais dit que les parfums de contrefaçon étaient forcément dangereux. Juste qu'en cas d'incident, il est souvent impossible de se retourner contre un contrefacteur. D'autre part, je ne vois pas l'intérêt d'une copie réalisée avec des MP plus cheap, fussent-elles d'une totale innocuité, car la forme olfactive en sort forcément défigurée. Tant qu'à faire, autant s'offrir l'original en économisant un peu: la différence de prix entre un vrai parfum Chanel est un faux est bien moindre qu'entre un vrai sac Chanel et sa copie made in China. Je ne suis d'ailleurs pas convaincue qu'une personne "pauvre" ait de quoi s'offrir même l'ersatz: l'argument "faisons rêver les démunis" ne tient pas. Personne ne rêve en s'achetant un truc dont on sait qu'il est faux (dans le cas du contretype), on est juste content de faire des économies. Et s'il s'agit d'une contrefaçon pure et simple, le client est carrément trompé.
    Enfin, je suis d'accord sur le fait qu'une belle composition marque les mémoires olfactives d'autant plus qu'elle est populaire -- c'est comme ça qu'elle se retrouve dans les produits fonctionnels. Mais sa véritable beauté est dans sa forme d'origine. Qu'elle inspire d'autres parfumeurs, c'est évident. Qu'elle soit pillée, fût-ce par de grandes marques, c'est lamentable. La copie a toujours existé et existera toujours? Certes. Ce n'est pas une raison pour l'excuser.

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  23. J'ai été très deçue par la manque de rigeur de ce reportage... Des évidences sont passées inaperçues, des détails inconséquents ont été exagérés, des conclusions erronées ont été tirées... J'attendais davantage d'Envoyé Spécial, qui je croyais plus sérieux.

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  24. Tara, je me rappelle l'époque où Envoyé Spécial était le magazine d'information de référence... Peut-être l'est-il pour d'autres reportages, dont on considère le sujet assez sérieux pour être traité avec plus de rigueur?

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