vendredi 21 décembre 2012

Un parfum en Cinquante Nuances de Grey dans la collection Speed-Smelling d'IFF!



 Mettons qu’un parfumeur fourre son nez dans le méga-best-seller Cinquante Nuances de Grey.  Forcément, les références répétées de l’héroïne Ana Steele à « l’odeur de Christian », manifestement aphrodisiaque, vous intrigueront. De là à sortir ses pipettes pour composer cette fameuse odeur, il n’y a que la distance d’une mouillette. C’est précisément ce qu’a fait Sophie Labbé. L’auteur du Jasmin Noir de Bulgari, de la Cologne du 68 de Guerlain, d’Organza et de Very Irrésistible de Givenchy a distillé l’essence de Christian Grey dans le cadre de l’exercice free-style annuel offert par IFF à ses parfumeurs.

La présentation Speed-Smelling d’IFF, suivie d’un déjeuner chez Alain Ducasse au Plaza Athénée, est l’un des rares événements où les journalistes beauté arrivent carrément en avance. Et pour cause : en une heure, on doit faire le tour des tables où dix parfumeurs nous dévoilent des créations composées librement, sans limite de budget. L’occasion, forcément, de jouer avec les plus belles matières de la maison, notamment les naturels des Laboratoires Monique Rémy. Mais aussi de faire mieux connaissance avec des journalistes en dehors des lancements, donc des obligations RP.  Quant au déjeuner… disons qu’un an après, on se rappelle encore ce qu’on a mangé. Quels meilleurs compagnons de table, d’ailleurs, que des parfumeurs ?

Puisque Sophie Labbé était justement ma voisine, et puisqu’on s’est forcément beaucoup marrées de s’être retrouvées à traduire Cinquante Nuances de Grey, moi en français, elle en odeurs, commençons le tour de piste avec elle…

Sophie Labbé: L’odeur de Christian Grey

C’est comme un gel-douche ultra-niche que Sophie a conçu ce parfum masculin, puisque le héros de Cinquante Nuances ne porte pas d’eau de toilette. Du coup, ça sent propre, mais pas que. Aldéhydes pour les bulles de savon, muscs pour l’éternelle chemise en lin blanc du héros, jasmin pour l’huile de bain qu’il partage avec l’héroïne, cumin et muscade pour la touche humaine. Le Karanal, qui fait le grand écart entre l’odeur de linge propre (on l’utilise dans les lessives) et la note animale (il évoque l’ambre gris), donne au parfum le côté légèrement abrasif du lin amidonné. Curieusement, ce sont des nuances de gris qu’évoque le sillage : non qu’il soit terne, mais conformément à l’intention de son auteur, il ne se perçoit pas tout à fait comme parfum, plutôt comme une sorte d’aura à la fois furtive et très diffusive.
(J’ai bien évidemment fait sentir ce parfum à l’équipe des éditions JC Lattès dès le lendemain. Tabac total : j’ai même dû procurer des fioles à l’une des plumes les plus aimées et les plus drôles d’un grand magazine féminin. Je parie d'ailleurs que ce parfum pourrait faire des adeptes par-delà le lectorat de 50 Nuances.)

Dominique Ropion: Oud, champagne et ananas

C’est en étudiant minutieusement les analyses réalisées sur les matières premières naturelles par les chercheurs d’IFF que Dominique Ropion travaille ses accords, en dégotant des molécules inattendues planquées dans les tréfonds de l’essence. Il s’avère l’oud, qui l’eut cru, partage des composants avec… l’ananas et le vin blanc. Et puisque l’idée de Dominique est de travailler l’oud en composant normal de la palette plutôt qu’uniquement sur le registre du French-Oriental, ce sont ces notes qu’il a boostées pour créer un improbable accord oud-champagne couronné par un ananas tchika-boum-aï-aï-aï très Carmen Miranda. L’effet un peu alcoolisé rappelle le fruit lorsqu’il fermente (odeur familière, puisqu’un ananas a un jour très littéralement explosé dans ma cuisine). L’acidité sucrée de l’accord cède à un cœur poudré animalisé (cassie, iris, mimosa) posé un fond oud cuiré riche en castoréum (mon détecteur de « bois qui pique » décèle également un bois-ambré synthétique).
Avec son ananas explosif, l’oud champagne est à sa façon aussi cinglé que Géranium pour Monsieur avec son vortex menthé. Preuve que M. Ropion, en sus d’être un virtuose ultra-sérieux des MP, est aussi déconneur sur les bords.

Aliénor Massenet: La mémoire du lilas 

Une fleur… blanche, sans doute, mais pas une « fleur blanche ». Familière. On l’a toujours connue, elle pousse sous nos cieux… Aliénor Massenet hoche la tête. Lilas blanc. Elle l’a composé à la demande d’un groupe de patients de l’hôpital de jour de Garches, auxquels elle rend visite tous les mois avec une collection d’odeurs dans le cadre d’un programme initié par Cosmetic Executive Women France dans 13 hôpitaux.
Le lilas est ce qu’on appelle une « fleur muette » puisqu’il ne livre pas son essence. C’est aussi une fleur condamnée aux limbes par la parfumerie fine puisqu’elle ne se retrouve plus que dans le fonctionnel (sauf chez Yves Rocher). Justice poétique ? La reconstitution tendre et riche d’Aliénor rappelle le lilas de ces limbes comme il rappelle le printemps aux patients de Garches, et lui restitue sa noblesse.

Nicolas Beaulieu: L’iris chocolat

Bien que certaines variétés soient odorantes, peu de parfums traitent l’iris-fleur (il ne m’en vient qu’un seul exemple à l’esprit, Iris Ukiyoé d’Hermès). Inspiré à la fois par une variété d’iris pourpre et un tableau de Georgia O’Keefe, Jack in the Pulpit n°IV, Nicolas Beaulieu (avec lequel je n’ai aucun lien de parenté) a construit son parfum autour d’un type de résinoïde dégageant plus nettement qu’aucun autre une facette chocolat noir. La note fleur d’oranger, que l’on retrouve dans plusieurs iris, ainsi qu’une touche verte aqueuse procurée par la feuille de violette, achèvent de donner à la composition la moiteur veloutée d’un pétale.

Domitille Bertier: Accro aux noisettes

« J’ai travaillé sur l’addiction », nous annonce Domitille avec un sourire en coin, avant de préciser que la sienne, ce sont les noisettes, marrons et autres amandes. Tirant ses accords des travaux d’aromaticiens, elle a donc créé un gourmand pour grandes personnes, sans un grain de sucre, arrosé d’absolu sésame, de maté et d’un patchouli fumé. Également revendiqué, un effet thé de Chine « aiguilles d’argent », que n’ayant pas goûté je ne saurais repérer… Grillé, chaud, un peu terreux à cause du patchouli, ce parfum, sans rappeler directement le bol de trucs salés croquants dans lequel on pioche à l’heure de l’apéro, s’avère tout aussi addictif.

Véronique Nyberg: Noël en Suède

Café. Chocolat. Cannelle. Vanille. La saveur aromatique de l’aquavit, évoquée par un accord sauge, lavandin et anis… Véronique, qui passe ses vacances de Noël dans le sud de la Suède avec son mari, a eu envie de rendre les senteurs chaudes d’une maison en bois sous une couverture de neige. La myrrhe, l’anis et les notes grillées suscitent un effet réglisse appuyé par des boisés. Les accents aromatiques tirent le parfum vers un registre plutôt masculin qui s’estompe en cours de développement pour céder à la chaleur des résines…
À défaut de pouvoir le tester en cette saison, passez au bar du Plaza Athénée, pour lequel Véronique a concocté un Élixir de Noël avec le mixologue maison Thierry Hernandez. Un flacon du parfum sera remis à ceux qui le dégusteront !

Suite au prochain épisode avec la princesse au petit pois de Jean-Christophe Hérault, le santal d’Olivier Polge, la tubéreuse fruitée d’Anne Flipo, l’encre de Loc Dong et la fleur d’oranger de Juliette Karagueuzoglou… et une très bonne surprise !

Si vous avez raté le Speed-Smelling 2011, cliquez ici et encore ici.








jeudi 20 décembre 2012

Samedi, les parfums Lubin sur Arte

Communiqué de presse

Secrets de parfumeurs
DOCUMENTAIRE DE MAJA DIELHENN
 
Depuis des lustres, l’industrie des parfums génère des milliards, submergeant le marché planétaire de ses fragrances sans cesse renouvelées. Loin de la consommation de masse, on trouve encore de rares parfumeurs qui, avec des moyens incomparables à ceux des grands groupes, misent sur la qualité et la tradition, sans jamais se soumettre au diktat des tendances.
Le parfum est un produit, un enchantement et une culture indissociables de la France, des immenses champs de fleurs de Grasse, des salons parisiens, de noms prestigieux comme Chanel, Dior ou Guerlain. Depuis des lustres, l’industrie des parfums génère des milliards, submergeant le marché planétaire de ses fragrances sans cesse renouvelées. Loin de la consommation de masse, on trouve encore de rares parfumeurs qui, avec des moyens incomparables à ceux des grands groupes, misent sur la qualité et la tradition, sans jamais se soumettre au diktat des tendances.
Gilles Thévenin travaille depuis de longues années dans l’industrie du parfum. Cet ancien directeur de la création chez Guerlain a empêché la disparition de l’une des plus anciennes maisons de parfumeurs française, Lubin. Avec Delphine Thierry, une parfumeuse indépendante de Provence âgée de 41 ans, il crée à présent une senteur orientale qui s’inspire de la Mésopotamie des mythes, de la déesse Ishtar et du roi Sargon. 360° - GEO a pu se glisser dans les laboratoires de ces « nez » et assister à la naissance d’une nouvelle composition. 
Gilles Thévenin est assis dans son bureau parisien des Halles. Ici, tout respire l’élégance des années 1930, époque de gloire de la vénérable maison Lubin. Des parfums de légende, comme « Nuit de Longchamp », remontent à cette époque. Depuis, ils sont entrés dans l’histoire, une histoire qui a commencé il y a plus de 200 ans avec Pierre-Francois Lubin. Aujourd’hui, son portrait trône dans le bureau de Gilles Thévenin, juste au-dessus du plan de travail qu’envahissent d’innombrables flacons aux liquides mystérieux. Selon lui, la création d’un parfum demande à la fois des talents d’architecte et de poète. Le choix des matières premières employées est décisif – les plus chères d’entre elles sont parfois encore obtenues à partir de fleurs cultivées en Provence. Gilles Thévenin, la tête créatrice de Lubin et Thomas Fontaine, une de ses nez, sont autour de la table. Face à eux, un livre ancestral à la valeur inestimable : le livre des formules, écrit à la main par Pierre-Francois Lubin il y a plus de 200 ans. Le prochain jus aux notes d’encens, de cardamome et de sauge sclarée saura-t-il conquérir le marché des esthètes ?
samedi, 22 décembre 2012 à 20:00  
Rediffusion samedi 29 décembre à 13H05 
(Allemagne, 2012, 43mn) ARTE

mercredi 19 décembre 2012

Réglementations sur les matières premières de parfumerie: la F.A.Q. de Bois de Jasmin, version française



Vous êtes nombreux à m’interroger dans vos commentaires ou vos mails au sujet des règlementations européennes qui menacent les matières premières de parfumerie.
Comme mon amie et consœur Victoria Frolova de Bois de Jasmin a répondu à certaines de ces questions plus clairement que je n’aurais pu le faire puisqu’elle est également parfumeur, je lui ai demandé la permission de traduire en français son article. J’encourage néanmoins les plus anglophones à lire la version originale, suivie d’une abondante et passionnante discussion. 

Voici donc la version française de l'article...

"Comme une explosion atomique"

« Si cette loi passe je suis fini, car mes parfums sont remplis de ces ingrédients [dont il est prévu de restreindre l’usage] », déclare Frédéric Malle. (….) L’impact sur l’ensemble des marques de parfum de luxe serait, dit-il, « comme une explosion atomique, et nous n’aurions pas les moyens de nous reconstruire. »

Dans un article récent, EU threat spotlights perfume makers’ secrets l’agence Reuters approfondit le sujet des réglementations sur les matières premières et des reformulations. Pas encore, direz-vous, puisqu’on en a déjà beaucoup parlé dernièrement. Mais la perspective de restrictions supplémentaires sur l’usage des matières premières fait tant de vagues dans l’industrie qu’il est difficile de l’éviter.
En résumé, le Scientific Committee on Consumer Safety (SCCS), corps consultatif de la Commission Européenne, a proposé d’interdire plusieurs matériaux de parfumerie cruciaux comme la mousse de chêne et le Lilial, et d’étendre la liste existante de 26 allergènes à plus de 100. Cette réglementation n’a pas encore été adoptée, et la décision définitive ne sera prise que l’an prochain.
J’ai déjà abordé le problème de l’escalade réglementaire dans Is Chanel No 5 Being Banned?, et mon article a suscité tant de questions et de mails que j’ai décidé de compiler mes réponses ici. C’est surtout l’industrie qui encaissera l’impact de ces réglementations, mais en tant que consommateurs nous sommes également perdants car nos parfums préférés seront soit reformulés jusqu’à en être défigurés, soit retirés du marché. Je m’interroge d’ailleurs sur la pertinence de remplacer des matériaux utilisés depuis longtemps par des ingrédients nouvellement développés dont les effets secondaires ne se manifesteront pas avant plusieurs décennies. Autant de bonnes raisons de se tenir au courant de la situation actuelle.

Pourquoi les sociétés de parfums paient-elles l’IFRA pour s’auto-réglementer ?
Le parfum n’est pas protégé par les droits d’auteur, et afin de protéger secrets de fabrication et savoir-faire, l’industrie a décidé de s’auto-réglementer. L’alternative serait la réglementation par une agence extérieure, ce qu’une industrie fondée sur le secret ne pourrait envisager.

Pourquoi se préoccuper de la protection des secrets de fabrication si on peut analyser les formules grâce aux technologies modernes ?
La chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse ne peuvent dévoiler qu’une partie de la formule. L’huile essentielle de rose contient des centaines de composants, dont la plupart à l’état de trace, que les méthodes d’analyse modernes ne font pas apparaître. Il est également facile de tromper une machine, et plusieurs parfumeurs sont passés maîtres dans ce genre de tour de passe-passe.

Pourquoi veut-on interdire uniquement les produits naturels ?
Cela n’est pas exact. La plupart des ingrédients figurant sur la liste des produits interdits ou restreints sont synthétiques. Par exemple, le Lilial, un matériau floral vert qui produit un accord « rosée », pourrait être totalement interdit. Cette molécule aromatique développée par Givaudan est le fondement de plusieurs parfums floraux verts. On la retrouve dans  de nombreux parfums contemporains, et sans elle des classiques comme Anaïs Anaïs de Cacharel ou Oscar de la Renta perdraient leur éclat.
Si ce sont les restrictions sur des ingrédients comme l’ylang-ylang, le jasmin, l’eucalyptus, le cèdre ou l’huile essentielle d’orange douce qui ont attiré l’attention des médias, c’est pour une bonne raison. On se met plus d’huile essentielle sur les doigts en pelant une orange qu’en appliquant un parfum. L’usage du jasmin et de l’ylang-ylang dans les préparations cosmétiques et médicinales est aussi ancienne que l’humanité.

Les fabricants de matières premières profitent-ils de ces réglementations?
On entend souvent dire que les grandes sociétés de fournisseurs comme International Flavors & Fragrances, Firmenich, Givaudan et Symrise profiteraient des réglementations car elles produisent des synthétiques pouvant remplacer les matériaux naturels. Ce raisonnement ne tient pas la route, car ces sociétés produisent également la majorité des matières premières naturelles. De plus, chaque nouvelle vague de réglementations entraînent des reformulations à une échelle massive. Il faut savoir que le client d’une société de composition paie uniquement le concentré fini. Autrement dit, le travail des chercheurs pour trouver des molécules de substitution et les heures passées par les parfumeurs à reformuler sont aux frais du fournisseur.
Vous pensez qu’on pourrait tout simplement répercuter ces frais sur le prix du concentré ? Erreur. Une concurrence effrénée règne dans l’industrie du parfum, et une marque peut menacer de retirer un fournisseur de sa core list [les premiers fournisseurs auxquels on fera appel, NDLR] pour faire affaire avec son concurrent direct. Même un grand fournisseur comme Givaudan n’est qu’une entreprise modeste par rapport à la plupart de ses clients (le C.A. annuel de Givaudan est d’environ €330 millions, tandis que celui de LVMH est de €23,65 milliards). Difficile de négocier dans ces conditions.

Pourquoi les sociétés de parfum ne travaillent-elles pas de concert pour contrer les pressions de l’Europe?
L’industrie du parfum compte peu d’acteurs mais elle est extrêmement fragmentée. Des fournisseurs géants comme IFF ou Firmenich ont des objectifs très différents de ceux de maisons plus petites comme Fragrance Resources ou Mane. Le portefeuille de produits de luxe de LVMH et ses besoins diffèrent beaucoup du modèle « fast sell » de Coty. Sans une voix commune, tout lobbying est destiné à l’échec. L’industrie n’a jamais eu à s’unir, et ces réglementations mettront à l’épreuve sa capacité à surmonter ses divergences afin de concevoir une stratégie réalisable.

Pourquoi les parfumeurs se taisent-ils?
Encore une fois, il s’agit d’un vestige de la structure de guilde médiévale de l’industrie du parfum. Jusqu’à récemment, les parfumeurs n’étaient pas exposés aux médias. À ce jour, une société comme Procter & Gamble a pour politique de taire le nom des parfumeurs dans les dossiers de presse. De plus, étant donné la discrétion inhérente à l’industrie, parler ouvertement de ses problèmes ne se fait tout simplement pas. Les parfumeurs n’ont en outre aucune structure pour les représenter, aucun intitulé de poste officiel, pas même de définition de poste précise. (Heureusement,  le Cercle International des Parfumeurs-créateurs se propose de remédier à cette situation.) Bref, il s’agit d’une question d’action collective.

Pourquoi ne pas simplement indiquer les allergènes sur l’emballage comme le fait l’industrie agro-alimentaire pour les arachides, les produits laitiers ou le gluten ?
Si les marques de parfum hésitent à le faire, c’est que la liste est longue – la proposition faite à l’UE quadruplerait le nombre d’allergènes, ce qui pourrait rebuter les consommateurs. De plus, la plupart des substances allergènes ont des noms de produits chimiques totalement incompréhensibles aux consommateurs. Pour que l’étiquetage soit efficace, il faudrait les éduquer. On peut d’ailleurs se demander pourquoi l’industrie tarde encore à le faire.

Pourquoi les sociétés de parfum ne fabriquent-elles pas hors de l’UE pour éviter d’avoir à se plier à ses réglementations ?
Ces réglementations s’appliqueraient (si elles sont adoptées) à toute société souhaitant vendre ses produits sur les marchés européens. Peu importe où la société est implantée. Qu’elle fabrique ses parfums aux USA, en Chine ou n’importe-où ailleurs, si elle veut vendre en Europe, elle doit se plier aux lois européennes.

Ce ne sont que les questions les plus fréquentes, et j’en ai négligé plusieurs – la définition d’un allergène, la validité scientifique du rapport du SCCS sur les matières premières de parfumerie, entre autres. Merci de me signaler les autres sujets que vous souhaiteriez me voir aborder.

Je reprends la parole: je ne serai peut-être pas en mesure de répondre à toutes vos questions, mais si c'est impossible, Victoria (qui lit le français) en prendra connaissance pour un prochain article, que je traduirai de même!


Dior J'Adore ad: The material becomes the ethereal



Why, after resurrecting Marilyn or showing the glamorous Charlize Theron sashaying through Versailles, is Dior switching to showing the flowers? 
Could it have anything to do with the threat of stringent EU regulations on rose and jasmine, among other floral essences?

Pub Dior J’Adore : Où la matière se fait insaisissable




Pourquoi, après avoir ressuscité Marilyn ou baladé la belle Charlize Théron dans la Galerie des Glaces, met-on en avant les fleurs chez Dior ? Cette nouvelle stratégie aurait-elle un rapport avec les menaces que l’Europe fait peser sur les matières premières de parfumerie comme la rose ou le jasmin ?