À l’heure où vous lirez ceci, je
serai en train d’assister – voire de participer – à la grande pesée d’une
quantité suffisante de concentré de Séville à l’aube pour produire des milliers
de flacons, chez mes adorables amis d’Art et Parfum, à Cabris.
Cette opération fort délicate lorsqu’on
manipule beaucoup de matières premières naturelles et précieuses, ce qui est le
cas ici, consiste à les ajouter dans une grande cuve en inox, dans un ordre
précis, car elles ont des consistances différentes (résine, poudre, huile…).
Certaines doivent être chauffées, pas forcément aux mêmes températures… Bref, c’est
compliqué, mais selon Olivier Maure, le propriétaire de la société fondée par
Edmond Roudnitska, on peut sentir les accords se former jusque dans le jardin
(magnifique) et même reconnaître l’écriture d’un parfumeur à vue de nez.
Je ne peux évidemment pas dire à
quel point je suis ravie d’assister à la naissance de cette création pour laquelle j'ai été l'inspiratrice et la complice de Bertrand Duchaufour !
Par ailleurs, je sais par certaines
responsables de points de vente et de boutiques L’Artisan Parfumeur à Paris qu’il
y a déjà des listes d’attente pour Séville à l’aube, ce qui m’enchante (même
si, je tiens à le préciser, il s’agit d’un sentiment tout à fait désintéressé :
je ne touche aucun pourcentage !). Les testeurs sont disponibles depuis un
petit moment, parfois cachés : n’hésitez pas à les demander.
Pour lire (en anglais) un récit de
ma dernière visite à Art et Parfum avec mon amie Angela de Now Smell This,
cliquez ici et ici. Pour la mienne, ici.
Illustration: La Naissance de Vénus d'Alexandre Cabanel (détail).






