jeudi 7 octobre 2010

La Traversée du Bosphore de Bertrand Duchaufour pour L'Artisan Parfumeur : Cuir à s'en lécher les doigts





Les places sont chères à bord de l’Orient-Express : non seulement l’industrie du parfum en use les banquettes depuis qu’elle existe (donc à peu près à l’époque où l’Orient-Express a fait son voyage inaugural), mais Serge Lutens a des réservations permanentes dans plusieurs des compartiments : on aurait du mal à y trouver ne serait-ce qu’un strapontin. De plus, lorsqu’on écrit un parfum à partir d’impressions de voyage – c’est le principe de la collection « Odeurs volées par un parfumeur en voyage » de L’Artisan Parfumeur, désormais rebaptisée, semblerait-il, « Villes et Voyages » -- quelle part de la formule doit-on réellement capter in situ? Plusieurs des odeurs rencontrées hors de l’Occident aseptisé sont inexploitables ; celles qu'on retient doivent être des symboles aisément identifiables de la destination choisie, même -- et surtout – pour les gens qui ne sont pas allés sur place. Autant voyager dans son fauteuil en feuilletant une pile de Géo. 

Ou alors, on laisse tomber l’Orient-Express, on prend l’équivalent moderne d’un tapis volant, on se retrouve coincé à Istanbul par le nuage de cendres volcaniques, on tombe en plein Festival des Tulipes (elles ont bien une odeur, verte, sève, un peu sperme) et on se gorge de jus de grenade… 
Bertrand Duchaufour est réellement allé à Istanbul, et il en a rapporté la preuve (sous forme de photos et de dessins, exposés à New York chez Henri Bendel pour le lancement de La Traversée du Bosphore). Mais pour la visite guidée du bazar aux épices avec danseuse du ventre au dîner, il s’est fait porter pâle, ce qui n’a rien d’étonnant le connaissant. Autrement dit, il n’a pas fait un parfum oriental résines-épices. Ce qui l’a attiré en Turquie était sans doute son envie de travailler l’accord cuir ; ce qu’il en a tiré est un collage de vignettes olfactives brodées sur ce cuir. 

La tulipe et la grenade sus-mentionnées ne sautent pas forcément au nez. La pomme, en revanche, on se la prend en pleine poire, forcément puisqu’on est à Istanbul où elle aromatise le tabac fumé dans les narguilés partout dans l’ancien empire Ottoman et l’elma çay, ce fameux thé à la pomme dont on abreuve les visiteurs.
Mais ce qui occupe le premier plan de la carte postale, c’est un loukoum de la taille de la coupole de Sainte Sophie. Car si Bosphore est nettement un cuir, il est tout aussi nettement sucré, enjoué, coloré et donc, radicalement différent des premiers carnets de voyage olfactifs de Bertrand Duchaufour avec leurs paysages en clair-obscur…
Fort heureusement, cet accord cuir n’évoque pas littéralement l’odeur des peaux mal tannées qu’on fourgue aux touristes à la fin de la traditionnelle visite-aux-artisans, laquelle débouche fatalement  sur la boutique : c’est une note daim, veloutée ou râpeuse selon la façon dont on la caresse. Mais le loukoum aromatisé rose-pistache-safran ? Réaliste à s’en mordre le bras.

Ce sont la rose et la pomme qui relient ces deux accords contrastés. La pomme juteuse et acidulée qui gicle en notes de tête sert à éclairer le cuir et à assécher le loukoum, tout en se fondant dans la rose via les damascones (qui ont des facettes pomme et rose, justement). Elle chevauche également les deux principaux effets de texture de Bosphore : un juteux fruité qui se prolonge dans le moelleux de l’accord loukoum, et un râpeux acidulé  -- la goutte de jus de grenade -- qui introduit des effets similaires dans l’accord iris-cuir. Celui-ci est relayé à son tour par les facettes métalliques et cuirées du safran, autre trait d’union de la composition puisqu’il est souvent associé à la rose dans les pâtisseries orientales.
Cette rose qui pousse en plein loukoum est, bien entendu, une autre référence à la Turquie puisque le pays est l’un des principaux producteurs de la Rosa Damascena. C’est elle qui forme l’axe du parfum, depuis ses facettes vertes et fruitées reprises par la pomme en passant par son côté confiture (d’où loukoum), jusqu’à son aptitude à s’harmoniser avec des notes boisées/cuirées. 

Mais le plus étonnant, dans Bosphore, est cet effet éminemment palpable, gustatif, de sucre glace saupoudré sur le loukoum et le cuir : comme si la vanille avait soufflé sur le musc pour en projeter un voile poudré dans l’air. On en a presque le goût dans la bouche.
En quelque sorte, la Traversée du Bosphore renverse la proposition de Havana Vanille/Vanille Absolument -- attirer une note gustative hors du registre gourmand – en rendant le cuir comestible.
Ou alors, c’est simplement qu’on a glissé le loukoum dans sa bouche sans retirer ses gants. Et qu’on s’est léché les doigts. 





Illustration : Il est sans doute hérétique, pour des raisons historiques, d’illustrer un texte sur un parfum inspiré par la Turquie d’une photo tirée du film d’un réalisateur soviétique d’origine arménienne. Mais La Couleur de la Grenade de Sergueï Paradjanov raconte l’histoire d’un troubadour arménien du 18ème siècle, Sayat Nova, dont le poème le plus célèbre est le dialogue d’un rossignol et d’une rose. Et le style même du film, une série de tableaux vivants, s’apparente d’une certaine manière à celui de La Traversée du Bosphore. Tout se tient, en tous cas au niveau poétique. Le seul qui compte.


39 commentaires:

  1. Dommage, le loukoum ne me tente pas trop. La confiserie turque qui me rend dingue, c’est le halva de sésame. C’est une sorte de pâte compacte et friable, grasse et sucrée, faite à base de crème de graines de sésame, qui peut être nature ou aromatisée.

    Je suis certain qu’un accord halva/cuir fonctionnerait à merveille !

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  2. Le Gnou, je connais très bien le halva, j'adore aussi... Cela dit, pour Bosphore, je suis rarement encline à respecter les divisions masculin/féminin en parfumerie d'auteur, mais je crois que celui-là est quand même plus difficile, malgré le cuir, à assumer pour un homme à cause de son côté poudré.

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  3. Poudré n'est pas forcement incompatible avec masculin ; mais c'est vrai que là entre la rose, la facette fruitée, et l'aspect sucré (selon votre description), cela sonne effectivement féminin.

    Pour revenir sur le sésame, il me semble que c'est une note plutôt ignorée par les parfumeurs, mais qui pourrait avoir un intérêt, en particulier pour des évocations orientales et gourmandes.

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  4. Le Gnou, bien évidemment: tout dépend du traitement, et je connais de près l'odeur d'un monsieur qui donne assez dans le musqué poudré, contraste parfait avec son look plutôt pas petit marquis.
    Le sésame, en effet, n'est pas utilisé. Peut-être une question de MP?

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  5. Encore une tentation à venir...
    Avant de tester la traversée que propose Bertrand Duchaufour, merci Denyse pour ce beau voyage en avant-première.

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  6. Ouh la, voilà qui me turlupine (mais la boutique de l'Artisan va fermer ici....) .
    Impatiente de trancher: c'est le loukoum ou le gant en cuir qui domine ?
    Et vous avez dit safran ? J'ai hâte: c'est cruel, Denyse, de susciter de telles frustrations...
    La démarche de BD est tout à fait intéressante, puisqu'il semble s'être affranchi de tous les clichés du voyageur pour privilégier l'immersion.
    Et le Bosphore relie la mer de Marmara à la mer noire: point de Méditerranée, donc. Mais les odeurs de narguilé, de loukoum en plein Festival des Tulipes. Vraiment, cela donne envie.
    Reste à espérer que ce ne soit pas un enième parfum orientaliste, qui invente l'Orient plus qu'il ne le restitue.
    Allez, je me prends à rêver du Bosphore...et qui sait un jour d'un parfum signé BD....Damas en plein Festival de Jasmin.
    Merci encore une fois pour ce texte.
    Lala
    PS: Le sésame (parfois associé à la grenade d'ailleurs) se trouve assez facilement en huiles et autres produits pour le corps, avis aux amateurs....

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  7. Sandrine, il n'y a pas de raison pour qu'il n'y ait que ces veinards de New-Yorkais qui en profitent, de l'avant-première...

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  8. Lala, si c'est un oriental, c'est un oriental du nord, comme Istanbul. Toute la difficulté réside en effet,
    dans un choix de signes qui soient représentatifs sans céder au poncif. En l'occurrence, BD a décidé de ne pas recourir à la palette orientale.
    quant au duo cuir loukoum, disons que c'est un jeu roche ciseau papier où l'on ne sait pas si c'est le cuir qui emballe le loukoum ou s'il le tranche!

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  9. Voilà qui comblerait peut-être ma gourmandise pour le Rahat loukhoum Lutens qui s'est plutôt mal terminée : je n'y sens qu'une fraise tagada...
    En tous cas, pour le cuir je suis toujours preneuse, j'ai senti justement cet après-midi "Cuir blanc" d'Evody, intéressant mais peut-être un peu trop blanc justement.
    Enfin, je reste tout de même sur ma fin, ma boutique de l'Artisan Parfumeur a fermé chez moi :-(, comment traverser alors le Bosphore ?
    alizarine

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  10. ..ma faim, voulais-je dire.
    Evidemment.
    alizarine

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  11. Alizarine, le Rahat Loukoum de Serge Lutens est beaucoup plus centré sur l'effet cerise-amande, même s'il y a aussi beaucoup de rose: avec Bosphore, on est vraiment dans la rose-pistache, et même le côté sucré a un rendu très différent, réellement sucré glace. Mais ce qui distingue ce dernier, c'est vraiment ce côté cuiré...
    Quant à le découvrir... je ne sais que dire. Je sais que le forum Beauté-test organise des décantages d'à peu près tout ce qui sort, c'est une possibilité.

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  12. le sésame aux facettes grillées a été proposé en MP naturelle et il est dommage que personne n'ait pu jouer avec...je ne sais si la MP est toujours disponible puisque la société grassoise qui le proposait a disparu

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  13. Anonyme, je ne l'ai jamais sentie, si elle n'existe plus c'est dommage en effet... Merci de la précision!

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  14. Aïe çà m'inquiète ces boutiques l'Artisan qui ferment...
    Lala

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  15. Lala, je crois surtout que beaucoup de boutiques (trop) avaient été ouvertes un peu partout au monde juste avant la crise, par le précédent PDG. Il s'agirait donc d'un "assainissement" de la situation dans le contexte actuel, qui s'améliore en termes de vente en 2010 (sur le marché de la parfumerie de niche en général) mais qui souffre encore du contrecoup des deux, trois dernières années.

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  16. Merci de me rassurer.
    Je ne sais pas si tous ces lancements dans un temps rapproché sont si opportuns. çà doit être effectivement compliqué de produire à un rythme soutenu qui témoigne de la vitalité d'une marque et de conquérir de nouveaux clients avec de la patience, de la communication et du talent. Pour ma part, la frénésie des sorties me rebute un peu, comme les rentrées littéraires. On a quand-même l'impression que la parfumerie de niche commence à avoir ce travers propre aux "grandes" marques. Même si sa démarche reste radicalement différente et qu'elle respecte les auteurs (qui ne sont pas seulement des outils de la production). Je me trompe peut-être, et surtout je ne voudrais pas sous-estimer la difficulté: il faut bien exister dans ce flot de nouveautés.
    Lala

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  17. Lala, vous soulevez un problème qui se pose en effet de plus en plus, celui du rythme des lancements, et à ce titre, les marques alternatives ne se distinguent pas du mainstream. Les produits ont à peine le temps de s'installer! C'est la néomanie à tout va!
    Mais comme me le disait un vieux de la vieille de l'industrie: "c'est la faute du public aussi, qui entre dans une parfumerie en disant quoi de neuf?"
    Et des blogs comme le mien suivent le mouvement... Ma seule solution, pour l'instant, est restreindre le nombre de maisons et de parfumeurs auxquels je m'intéresse...

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  18. Anng, je reconnais certaines gourmandes qui pourtant aiment le chocolat à 90%!

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  19. Cuir, rose, gourmandise, ce nouveau lancement concentre des matières que j'aime déjà séparément... Ce parfum sera-t-il enfin l'incarnation de mon rêve d'une douceur pleine de caractère ? Pas si facile à trouver, le Rahat de Serge Lutens étant par exemple un peu mièvre à mon goût. Ce nouveau lancement excite vraiment ma curiosité ! Votre belle description m'a particulièrement mise en appétit.

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  20. Garance, je porte Rahat Loukoum quelquefois par grand froid... Ce qui est amusant, c'est que lorsque j'emmène mes étudiantes de mode américaines chez Lutens, il y en a toujours au moins une du groupe qui l'achète.
    Je trouve Bosphore beaucoup plus portable au quotidien car bien qu'il soit sucré/poudré, il est d'une texture beaucoup plus aérée et ce cuir l'assèche.
    Tiens, d'ailleurs, je crois que je vais le porter pour un mariage ce weekend!

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  21. Je me posais également une question par rapport au sillage et à la tenue de ce parfum. J'aime qu'un beau parfum ait un sillage... et un nom si prometteur laisse présager d'une belle aura parfumée. Est-ce bien le cas ?

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  22. Garance, une amie passée cet après-midi en a mis un pschitt et je l'ai bien senti pendant deux heures (ensuite elle est partie...). Je crois qu'il a un bon sillage: rose, musc, vanille, en général ça dégage!

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  23. Bonsoir Denyse! Ça ne te dirait pas d'afficher les liens des derniers commentaires, pour qu'on se rende compte quand quelqu'un a commenté un des parfums dont tu as parlé par le passé, ou bien n'as tu pas envie qu'on revienne sur d'anciens articles que tu as écrit? C'est que j'aime beaucoup lire tes descriptions avant-même de pouvoir découvrir les parfums concernés, mais pour commenter, je préfère avoir senti, maintenant c'est difficile de dire autre chose que l'habituel "ça fait envie, tout ça..."
    Très bel article, en tout cas, tu parles très bien du travail de Bertrand Duchaufour, on sent que son style te parle!

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  24. Et si je superposais Love et Back to black, aurais je un apreçu de cette Traversée? En tout cas, je l'attends avec impatience.

    As tu senti le Loukhoum de Keiko Meicheri, dans sa version Eau Poudrée, c'est ravissant.

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  25. Clochette, je comprends que ce soit frustrant de lire un texte sur un parfum qui n'est pas sorti! C'est toujours le cas pour moi aussi, mais il me semble que mes textes ne portent pas uniquement sur l'odeur et qu'il y a d'autres manières de rebondir dessus: par exemple ma question du carnet de voyage olfactif, ou du renouvellement des codes cuir ou oriental...
    Quant à afficher des commentaires sur des posts plus anciens, ce n'est pas que je ne le souhaite pas, c'est juste que le modèle d'édition de mon blog ne le permet pas et que je n'ai ni les compétences, ni le temps, ni le courage d'en changer... Mais je répond aux commentaires!

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  26. Rebecca, l'effet meringue de Love n'est pas si éloigné de l'effet sucre glace, mais le côté tabac fruits secs de BtB est très différent du suédéral-iris de Bosphore. Donc: non, pas vraiment!

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  27. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  28. Testé hier et validé! Très beau parfum, quoique un peu linéaire sur ma peau. Très gourmand aussi, mais superbement travaillé et absolument pas écoeurant.
    En revanche pas vraiment de cuir sur moi, la pomme oui, juste à la vaporisation, mais au bout de 2 minutes, le tout laisse un drôle d'effet dragée sur la peau, au point que tout le mondre m'en a fait la réflexion. En fait, il me rappelle Jour de fête, une ancienne référence l'Artisan Parfumeur, mais en vraiment très largement beaucoup, beaucoup plus mieux. :-D
    A mon avis, ceux qui ont pleuré la dragée délicatement poudrée de Jour de Fête après sa disparition vont se ruer avec délices sur la Traversée du Bosphore.
    Duchaufour repense décidément avec bonheur les classiques maison: après la vanille, la tubéreuse, place aux douceurs délicatement sucrées. Bravo à lui!

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  29. Bénédicte, un effet dragée? Tiens donc. Sans doute la note pistache (proche de l'amande) alliée à l'effet sucré créé par la vanille, le musc et une MP fleur d'oranger. Le cuir peut parfois jouer à cache-cache: je le trouve surtout très prononcé en notes de tête, ça dépend des jours et de l'hygrométrie.
    Je n'ai pas connu Jour de Fête, donc là-dessus, rien à dire: mais en effet, le travail plus moderne et complexe de BD sur des thèmes des premiers L'AP est, pour moi, une réussite sur toute la ligne.

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  30. En fait, Duchaufour fait de "vrais" parfums, profonds et très construits, on sort un peu des soli-notes pas toujours très heureux d'avant (je confesse ne jamais avoir été fan de l'ancienne vanille l'AP, et leur tubéreuse me retournait le coeur alors que j'adore cette matière, même crémeuse comme dans Fracas).

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  31. Bénédicte, de fait, la période pré-90s de L'AP n'avait pas retenu mon attention: trop simple, même si à l'époque c'était une approche assez innovante. Le moment où Marie Dumont et Pamela Roberts sont entrées en lice a marqué une phase beaucoup plus créative. La maison a visiblement entamé une troisième phase très marquée par le style de BD, qui tout en pouvant travailler sur des thèmes suggérés a visiblement une grande liberté dans leur exécution, ce qui en fait de facto son propre directeur artistique. Et ce qui coïncide avec l'évolution de son style dont nous parlions dans son interview du printemps dernier. Comme il s'agit d'un développement assez récent, il faudra voir où cela mènera dans la politique de la direction mise en place l'an dernier... Mais c'est certainement un atout pour la maison.

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  32. De la dragée de la dragée ? Blanche ? avec du tulle autour ? ;)
    Je ne l'ai pas testé sur ma peau mais l'ai senti à la vaporisation et sur la peau d'une amie, donc je peux difficilement me faire une idée précise, mais mon ressenti était quelque chose de très cosmétique, il m'a de suite fait penser aux rouges à lèvres de ma grand-mère. Note iris-daim puissante sur le départ, avec une légère acidité (pomme ?), mais le tout m'a fait l'effet d'une houpette pleine de poudre de riz que l'on secoue dans la pièce.
    J'attends donc de pouvoir le tester sur ma peau, mais lorsque cette amie s'en est vaporisé, les effluves m'ont littéralement obsédées. Coup de coeur à l'approche...

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  33. Lamarr, cette amie aurait dû en partager un pschitt... sauf si tu étais déjà parfumée! Mais je pense qu'en effet, ce parfum-là pourrait te séduire durablement.

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  34. Carmen, j'étais effectivement déjà parfumée au gardenia ;) mais oui, vu l'effet qu'il m'a fait à le sentir dans la pièce, pfiou, je suis foutue, tombée dans les filets, et je pense, oui, (si toutefois il tient sur ma peau) qu'il va me séduire durablement.
    Un vraiment beau samedi ;)

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  35. arf, c'est pas Anonyme, c'est moi !

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  36. Lamarr, entre le gardénia et le cuir/loukoum, quels effluves! Plus boudoir que ça, je ne vois pas.

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  37. hop hop hop je poursuis mon exploration du blog ^^
    TdB ça a été un de mes premiers coups de coeur dans mon exploration frénétique des cuirs, comme un sac de loukoum oublié au fond du sac à main. Ce qui est rigolo, c'est qu'avant de goûter les loukoums achetés exprès pour les photos de mon billet (http://www.poupouneinmakeupland.com/blog/traversee-du-bosphore-artisan-parfumeur/) je n'en avais jamais mangé, et j'ai donc connu cette sensation d'abord par le parfum. Du coup, là où certains en portant TdB ont l'impression de se parfumer au loukoum, quand je mange un loukoum j'ai l'impression de manger TdB!

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    1. Hou là, presque cinq ans déjà... affolant ce que le temps passe vite ! Et c'est curieux, cette découverte à rebours du bonbon par le parfum... j'espère que le goût a été à la hauteur de la note!

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