lundi 18 janvier 2010

Havana Vanille de Bertrand Duchaufour pour L'Artisan Parfumeur... Méchamment Gousse



Les senteurs centrées sur la vanille ne m’ont jamais particulièrement séduite. Je veux bien figurer de temps en temps à la carte des desserts ; dégager un sillage d’entremets, un peu moins. C’est pourquoi les récentes compositions « vanilloclastes » (Vanille Galante, Felanilla, Havana Vanille) m’ont ravie par leur interprétation d’un thème qu’on aurait cru éculé. Et la vanille de Havane de Bertrand Duchaufour me ravit particulièrement parce qu’elle me rappelle ce que je préfère glisser entre mes lèvres après dîner, plutôt qu’une cuillerée de glace à la vanille…


Un bon cigare.

S’il faut construire un parfum autour de la vanille, La Havane est une destination logique – surtout dans le contexte d’une collection fondée sur l’idée du voyage, comme celle de L’Artisan Parfumeur. Mise à part la logique géographique (le vanillier est une plante mésoaméricaine), « havane » et « vanille » font allitération à la fois sur le plan phonétique et sur le plan olfactif. Autrement dit : la gousse de vanille a bien une facette tabac (donc de Havane), et c’est celle-là, entre autres, que Bertrand Duchaufour a fait ressortir, jusqu’à la légère odeur de moisissure végétale des feuilles de tabac qui sèchent.

Il en résulte ce que le parfumeur appelle une vanille «méchamment gousse», gustative sans être gourmande, tirée vers l’étrangeté par ses facettes les moins familières : cuirée, animale, fumée, boisée/ambrée et même médicinale.

Tout comme celles de Jean-Claude Ellena, qui fut son collègue chez Symrise, les compositions de Bertrand Duchaufour ne sont pas seulement des parfums impeccablement intelligents, mais des réflexions sur l’art du parfumeur – en l’occurrence, il envisage la vanille comme s’il s’agissait d’un matériau inconnu et en déduit la place dans le réseau olfactif. Il construit son parfum de matériaux qui se font écho entre eux: chacun est strictement nécessaire, et chacun parle, non seulement du parfum lui-même (pour créer son effet) mais aussi de ce qu'un parfum peut dire, de la façon dont il peut le dire. La structure des créations de Bertrand Duchaufour est lisible, mais, paradoxalement, c'est cette lisibilité qui en suscite le mystère.

Dans Havana Vanille, la vanille elle-même est au cœur du paradigme ; un substantif dont les adjectifs (tabacé, ambré, baumé…) sont repris et amplifiés par les autres matériaux, jusqu’à former une seconde vanille décomposée et recomposée autour du noyau central ; l'illusion olfactive d'une gousse de vanille gainant la vraie vanille; son espace de résonance, aux ondes transportées par les muscs... Havana Vanille est un parfum qui respire.

Bien que l’envolée « rhum arrangé » du parfum puisse laisser croire qu’il s’agit une variation sur la Spiritueuse Double Vanille bien arrosée de Jean-Paul Guerlain, elle mue avant qu’on puisse poser les fesses sur un tabouret du bar. D’ailleurs, cette lampée de rhum est si évanescente qu’elle joue plutôt le rôle de clin d’œil, d’allusion enjouée au thème cubain plutôt que de motif principal. Mais le rhum – renforcé par l’orange et le davana – introduit néanmoins la vanille par ses aspects boisés/phénoliques (le rhum est vieilli dans des fûts de chêne, qui lui confèrent sa saveur vanillée). Associé à l’immortelle, il évoque également l’ambre et les épices de la gousse.

Havana Vanille passe très vite à l’essentiel : la vanille et son double fève tonka-immortelle-narcisse.

Le caractère baumé dominant de la vanille est renforcé par la fève tonka et l’immortelle. Ses facettes animales, tabac/miel/foin sont accentuées à la fois par la fève tonka et le narcisse (le narcisse d’Auvergne absolue de LMR, également utilisé par Anne Flipo dans sa Fleur de Narcisse 2006 pour L’Artisan et par Mathilde Laurent dans sa Treizième Heure). Le matériau en lui-même ne sent d’ailleurs pas énormément le narcisse, et Bertrand Duchaufour l’utilise pour ses qualités intrinsèques (ses adjectifs olfactifs, en quelque sorte) plutôt que pour représenter la fleur. L’absolue narcisse donne aussi au parfum sa senteur végétale de feuille de tabac, qui s’enchaîne à la facette verte de la gousse de vanille.

Cette narration vanillée se déroule sur la peau en y collant d’assez près. En revanche, le sillage de Havana Vanille développe dans l’espace un énorme cocon sensuel, à la fois poudré et presque résineux, que Bertrand Duchaufour appelle «the dark side of the musk » (en anglais dans le texte). Tentez l’expérience : portez le parfum en vase clos, puis quittez la pièce que vous occupiez. Lorsque vous y reviendrez, vous y sentirez autre chose que ce que vous percevez sur votre peau. Ce sont les muscs – un mélange de propre et de sale, penchant plutôt vers le sale – qui donnent au parfum son volume, son expansion et son sillage suivez-moi-jeune-homme...

Car si Havana Vanille est une vanille intello, au sens où elle déjoue les attentes sur le genre, ne vous y trompez pas : c’est aussi celle d’une Carmen roulant des cigares sur sa cuisse, animal, viscéral, intime… Est-ce le moment de rappeler que « vanille » vient du mot latin désignant la gousse, vaina ? À deux lettres près (une de plus, une de moins) on comprend que les allusions étymologiques de la vanille fassent partie de ses charmes, lorsqu’on l’arrache au rayon pâtisserie.

Depuis qu’il a quitté Symrise pour s’installer à son compte comme parfumeur-résident chez L’Artisan (il collabore également avec d'autres maisons), le travail de Bertrand Duchaufour semble avoir évolué, avoir pris un virage plus sensuel, peut-être tout simplement parce que les flacons de matières premières sont là, à portée de main, de corps à corps. Ses trois dernières compositions – Havana Vanille et Al Oudh pour L’Artisan Parfumeur, Amaranthine pour Penhaligon’s – s’aventurent vers des notes qui aiment la peau et qui rendent peut-être plus habitable un style dont on pouvait, tout en l’admirant, avoir du mal à s’approcher.

Il n’est pas impossible qu’à ce stade de sa carrière et au point où en est sa réputation – Bertrand Duchaufour est indéniablement l’un des meilleurs parfumeurs actuellement – il se sente assez libre pour se laisser séduire par des notes plus ouvertement charnelles, que ce soit l’ylang-ylang, le cumin, la civette… Ou la consensuelle vanille, un cliché s’il en est. Il peut se le permettre.
D’ailleurs, l’un de ses prochains parfums, qui sera lancé au printemps, est franchement… intense. Et je le porte intensivement en ce moment lorsque je ne m’adonne pas à Havana Vanille. Toute tentative de résistance est (ou sera) futile. Mais pour l’instant, mes lèvres sont scellées.



Photo d'Helmut Newton

27 commentaires:

  1. Ce que je trouve particulièrement remarquable - dans tous les sens du terme - avec ce parfum, c'est sa faculté à créer un volume avec une surface veloutée (plutôt que poudrée), mais avec de l'air à l'intérieur.
    C'est vraiment une création qui transcende la matériau et peut réconcilier les "vanille-haters".

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  2. Quelle chance d'avoir rencontré ce grand maitre qui m'accompagneet que j'adimire vraiment depuis longtemps(et pour cause !). Son talent s'attache merveilleusement à transcrire en parfums de peau ses ambiances, ses voyages, ces odeurs que l'on sent souvent en extérieur, mais il est vrai que les dernière créations tendent à se faire plus denses et deviennent plus charnelles.

    Petite anecdote : Méchant Loup provoque bien lui aussi une sorte d'effet "suivez moi jeune demoiselle ! ", car il charme vraiment les femmes, il intrigue.

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  3. Thierry, absolument et je suis ravie de t'en avoir convaincu par une démonstration en direct!

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  4. Méchant Loup, je n'ai pas eu l'occasion d'être charmée "en situation" par le sillage ton parfum éponyme, mais je te crois sur parole...
    Et je ne puis qu'être d'accord sur le reste.

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  5. J'ai découvert Havana Vanille à sa sortie et j'ai failli le porter mais habituée à un sillage plus présent, j'ai été déçue. J'aime beaucoup l'idée de vanille tabacée mais sa réalisation n'est pas à la hauteur de mon attente. Ce que je reprochais à Vanille Gallante, je le reproche aussi à Havana Vanille: un parfum trop intimiste. Je comprends bien qu'il reconcilie les "vanille-haters" comme dit Thierry justement par son aspect anti-gourmand. Aspect gourmand est un aspect que j'apprécie beaucoup dans la vanille et c'est pourquoi j'aime autant Spiritueuse Double Vanille

    Mais pourquoi ne pas porter les deux (Havana et Galante) en guise de parfum de peau, chez soi...

    De L'Artisan Parfumeur, je préfère Safran Troublant. Parfum que je porte avec beaucoup de plaisir

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  6. Passionez, je suis étonnée que vous ne sentiez pas le sillage de Havana Vanille, que je trouve très présent, et qui suscite toujours des commentaires (favorables, je le précise!) lorsque je le porte. Il faut dire que je l'applique généreusement, ce qu'on ne peut pas toujours faire avec un testeur: six vaporisations, dont au moins deux dans les cheveux, qui conservent plus longtemps le parfum. Appliqué ce matin, je le trouve toujours très présent ce soir.
    J'aime aussi énormément Safran Troublant, qui fait partie de ma collection.

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  7. Etant grande amatrice de vanilles gourmandes, Havana Vanille n'etait pas destinee a devenir une de mes vanilles preferees, mais j'ai apprecie le cote vegetal et original de sa conception. Mon parfum prefere de M. Duchaufour est incontestablement son Timbuktu, que je porte avec grand plaisir et qui attire souvent des compliments.

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  8. Carmencanada, quoi de plus normal, je ne suis pas fidèle à Méchant Loup tous les jours, car je teste, je renifle, j'explore et m'arrête parfois.
    Pourtant, c'est un des parfums qui charme le plus, me semble t il dans une danse ... en situation rapprochée.

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  9. Tara, je n'ai jamais porté Timbuktu, mais il faudrait sans doute que je le teste plus sérieusement... Gourmande, va. Avec ta silhouette, ce n'est pas juste -- à moins que pur esprit, tu n'assouvisses ton amour du sucré uniquement avec les odeurs...?

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  10. Méchant Loup, je ne te vois pas tous les jours non plus! ;-)

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  11. on peut à fait ne pas être sucré en général et aimer la vanille, pour ma part, je déteste la patisserie et les desserts, mais j'aime les notes vanillées... ceci dit l'overdose de gourmandise me dérange dans un parfum..

    je trouve, havana vanille très intéressant, j'aime le "sniffer" régulièrement dans son flacon, mais e suis aps encore arrivée à le porter généreusement, je ne sais pas pourquoi..

    sinon je trouve également safran troublant magnifique, délicat, chaud ....

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  12. Sophie, on n'est pas obligée d'avoir envie de porter tout ce qu'on trouve intéressant, on n'a pas assez de peau et de journées pour ça! En tous cas, cela rappelle que la vanille est une épice avant d'être la saveur d'une friandise.

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  13. Je suis aussi étonnée par le repproche de passionez; j'ai fait porter Havana vanille à mon fiancé et avec 2 vaporisations il avait un sacré sillage que j'ai senti toute la soirée, même à l'autre bout de la table au resto. Je suis en train de chercher le parfum idéal pour lui, j'aime beaucoup celui-ci mais occasionellement; le choix définitif va se porter sur Borneo 1834 je pense. Sinon chez l'AP j'aime moi aussi particulièrement Safran Troublant, Drôle de Rose (la petite soeur de Lipstick Rose que je lui préfère), Mimosa pour moi (même si je m'offrirais Une Fleur de Cassie avant ce dernier), Verte Violette (pareil, je craquerais pour The Unicorn Spell avant), La Chasse aux papillons extrême et l'été en Douce!
    ClochettedeMuguet

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  14. oui c'est vrai que havana vanille a une bonne tenue je trouve par rapport aux parfums de l'artisan parfumeur en général, et il laisse un sillage pour l'avoir constaté sur une collègue.

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  15. Clochette de Muguet, j'ai moi-même eu un monsieur qui me piquait mon Bornéo... Bon choix!

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  16. Sophie, c'est aussi ce que j'ai constaté. HV ne passe pas inaperçu! Mais les anosmies au musc peuvent expliquer son manque de sillage pour certaines personnes, je suppose.

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  17. En ce qui concerne le musc, il me semble avoir reconnu le Cashmeran dans Havana Vanille, mais je peux me tromper...

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  18. j'ai craqué sur cette havana vanilla, mais est moi ou je lui trouve une etrange parenté, voire plus avec ambre narguilé ?

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  19. A vrai dire, je suis egalement gourmande d'odeurs et de saveurs, mais j'ai gagne au loto genetique... et puis je mange tout ce que je veux, mais en petites quantites, c'est ca mon vrai secret. :-)

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  20. Le Gnou, je ne sais pas s'il y a du Cashmeran dans HV mais c'est un matériau qui a tellement de facettes que je ne pense pas qu'on puisse le classer strictement dans les muscs... Je sais qu'il y en a quatre différents dans HV mais lesquels? Je ne me suis pas posé la question.

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  21. Vero, HV a en effet une facette ambrée et l'ouverture rhum-orange-davana crée un effet fruité qui pourrait l'apparenter à AN. Personnellement, le rapport n'est pas frappant pour moi, mais pas non plus inexistant.

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  22. Tara, certaines savourent, d'autres dévorent... On sait laquelle est laquelle! ;-)

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  23. Carmencanada,

    Je viens de tester à nouveau Havana Vanille sur ma peau et à mon grand regret, toujours pas de sillage... Je suis également étonnée en lisant tous les commentaires contraires qui attestent une bonne tenue du parfum... J'en suis d'ailleurs particulièrement affligée car j'aime beaucoup ce parfum et aurais souhaité le porter... Je ne comprends pas pourquoi il s'évanouit si vite et reste à peine imperceptible.

    Je viens de me lancer dans l'aventure bloggeuse et ai lancé aujourd'hui même un blog dédié au parfum. N'étant que débutante, tout commentaire, conseil et/ou suggestion sont les bienvenus. Cela me ferait donc un grand plaisir si vous souhaitiez jeter un coup d'oeil à mon blog. Voici le lien http://passionez.wordpress.com/

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  24. JulienFromDijon24 janvier 2010 04:53

    "Je veux bien figurer de temps en temps à la carte des desserts ; dégager un sillage d’entremets, un peu moins."
    Oh! ;) je suis choqué !
    Moi qui me roule avec complaisance dans l'extrait de Shalimar. Je ne sort pas de mon émerveillement. Je réalise à quel point un parfum n'est pas la somme de ses ingrédient, car la vanille ne fait aucun faut pas, elle ne semble même pas sortir du rang.
    Et bien d'autres Guerlains. La découverte d'un extrait vintage de Chamade m'a fait prendre conscience à quel point il pourrait provoquer du diabète :)

    Ce qui me gène dans Havanah vanille, c'est mon aversion pour le rhum et le whiskey. C'est mon goût perso.
    Comme dans un gâteau, le whiskey se dose comme un épice : il doit produire un effet mais rester indétectable, sinon il ruine tout à mon goût.
    L'autre aspect qui me turlupine, c'est l'utilisation de l'absolu narcisse. J'adore ce matériau. Comme il est hors de prix d'ordinaire les nez rapinent dessus, hors ici je n'ai toujours pas compris son rôle dans la compo, comme superfétatoire.

    Côté odeur de tabac, j'aime beaucoup jubilation XXV d'Amouage, vaporisé sur un T-shirt les odeurs de tabac d'encens et de gingembre se rappellent à vous par petites volutes tout au long de la journée.
    A l'inverse des notes tabacs des parfums kilian, qui sont pervertis, façon spiritueux, tantôt prune (liaisons dangereuses), tantôt whisky -rebelote- (taste of heaven)

    L'allitération "havane" "vanille" me rappelle des remarques que je me fais : l'absolu de gousse de vanille sent le rhum, alors que le rhum c'est de l'alcool de canne à sucre, rien à voir donc, pourtant les 2 poussent au même endroit. Ou encore quand l'ylang-ylang sent la banane, quand on l'achète verte ou alors la peau de banane qu'on a laissé un peu s'éventé, alors que l'y-y est une fleur, pourtant les 2 évoquent l'exotisme. Ou encore la tubéreuse, l'odeur féminine d'une femme fatale exotique et puissante -luxure-, mais aussi une odeur de bonbon rose dans son papier métallisé -l'ingénuité même-.

    Je n'ai pu sentir havanah vanille qu'une fois, puis j'ai du retourner en Allemagne.
    Mon souvenir est que havanah vanille colle parfaitement à mon expérience de "cuisiner un kouglof". Il y a le poudré de la farine, le sachet de vanille, les raisin sec, et surtout la levure avec son odeur de salpêtre salubre et sale à la fois. Lors de la cuisson l'odeur se corse, les raisin sec mêles à la vanille et à la levure donne une odeur de whisky. Au moment de sortir la préparation du four, l'odeur de miette d'ancienne préparation ayant brulé dans le four, de la pâte qui a roussi, et de gâteau cuit à merveille (lait et caramel) vienne rejoindre les odeurs citées précédemment. Havanah vanille a cette complexité.

    Je suis d'accord concernant Duchaufourd. Quand j'entends dire que la marque de l'Artisan parfumeur s'essouffle, je m'empresse de préciser que Dzongkha ne date que de 2006, et que c'est un très beau parfum, emblématique de la marque selon moi. (au fait, jubilation XXV c'est Duchaufourd aussi (2007)) D'ailleurs je suis content que Duchaufourd continue des parfums dans la veines de Dzongkha (: dense chargé et clair à la fois.

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  25. Passionez, c'est dommage (pour Havana Vanille) et formidable (pour le blog). Il y a encore beaucoup à faire pour diffuser une vraie appréciation des parfums auprès du public!

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  26. Julien, merci pour cette lecture très différente, et très jolie, de Havana Vanille...
    Bertrand Duchaufour travaille actuellement sur un parfum qui, s'il ne ressemble pas tout à fait à Dzongkha, est un peu dans la même veine... Je crois que vous aimerez.

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  27. Bonjour,

    je débarque, attiré ici par un ami du forum parfum Beauté-test, pour l'interview de Pierre Guillaume sur Papyrus Cyorane.

    Rien à voir, mais découvrant le plaisir des cigares en même temps que celui des parfums, je serai curieux de connaitre vos préférences en ce domaine !

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