dimanche 14 novembre 2010

Des nouvelles du prochain Serge Lutens : Jeux de Peau, ou l'odeur du pain chaud...



“Une première réponse à la solitude : le pain chaud.”

Je n’ai pas encore senti le nouveau Lutens mais d’après le dossier de presse, comme le nom Jeux de Peau ne l’indique guère, il s’agit d’une évocation d’un souvenir d’enfance de Serge Lutens : l'odeur du pain chaud que sa mère le chargeait de rapporter.
 Jeux de Peau sera lancé en février 2011 aux Salons du Palais-Royal, puis au niveau national en mars.

79 commentaires:

  1. Comment ne pas respecter cette marque et ce nom ? Mais comment ne pas être agacée, à la longue, pas ce teasing permanent des lancement annoncés six mois à l'avance ? On se croirait chez LVMH. Pfffffff.......

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  2. Narriman, c'est plutôt l'effet blog qui veut ça. Un produit est présenté à la presse plusieurs mois à l'avance pour que les rédactrices aient le temps de l'intégrer à leurs thèmes. Comme certaines ont elles-mêmes des blogs, et que l'information circule quoi qu'il arrive, les marques préfèrent communiquer directement visuels et dossiers de presse à leurs interlocuteurs. Et bien entendu, on ne peut pas résister à faire en faire état!
    Cela dit, je me garderai de faire une longue exégèse sur quelque chose que je n'ai pas senti, et en général, j'attends quand même qu'on se rapproche de la date de sortie pour rédiger mon avis, ce qui me donne aussi le temps de vivre avec le produit... et d'émettre un avis plus judicieux, j'espère.

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  3. Denyse, ce n'était pas une critique envers la marque et encore moins envers vous, mais une petite remarque volontairement provocatrice, qui ne trahit que ma crainte que cette marque elle aussi soit aspirée définitivement par le pur marketing qui a fait perdre de leur qualité et leur créativité d'autres maisons prestigieuses. Et vous savez bien que je me damnerais pour un avis de vous (la preuve, je viens tous les jours ou presque ;)

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  4. Narriman, je suis terriblement d'accord avec vous. Certaines créations de Lutens sont vraiment très belles, mais personnellement, je ressens un essoufflement de l'inspiration ces derniers temps, depuis, en fait, que les marques se sentent obligées de nous pondre un parfum tous les 36 du mois. Bien sûr j'exagère, ais il y a de ça; Chez Lutens, Chez Diptyque, chez l'artisan, chez Penhaligon et j'en passe, on va de nouveauté en nouveauté, souvent avec quelque chose d'intéressant, mais bon, là, ça y est, ces marques ont de belles références non? j'aimerais qu'elles prennent plus de temps à pondre des choses meilleures, comme elles le faisaient jadis. Voilà, c'est dit.

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  5. Narriman, pour avoir rencontré Serge Lutens je ne crois pas que celui-ci ait la moindre optique marketing lorsqu'il développe ses parfums. Que le rythme s'accélère, oui... Ce qui est intéressant, c'est de le voir puiser dans d'autres registres que celui du Maroc.

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  6. Anonyme, un article d'Osmoz le faisait remarquer il n'y a pas si longtemps: la fuite en avant dans les lancements mainstream a désormais largement gagné la parfumerie de niche. C'est le même phénomène partout: les gens entrent dans une parfumerie comme ailleurs en disant "Quoi de neuf?" Dans ce même article d'Osmoz, on mettait en cause l'avidité des blogs pour l'annonce de lancements, qui accentuerait cette surenchère... mea culpa, donc, à la fois comme cliente et comme critique.

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  7. Denyse, il ne me semble pas que Serge Lutens soit la marque "Serge Lutens" et je suppose que le Groupe Shiseido a des impératifs marketing, comme tout groupe commercial. A moins d'avoir raté un épisode ?
    Ceci dit, oui, c'est très bien que M. Lutens soit inspiré par autre chose que le Maroc, et d'ailleurs il n'y a malheureusement plus grand chose de très "inspirant" au Maroc....J'attends bien sûr "Jeux de Peau", et pas de la même manière qu'un énième Dior ou je ne sais quelle horreur insipide...

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  8. Narriman, les parfums Serge Lutens appartiennent au groupe Shiseido, et s'il y a un rythme de sortie imposé cela ne vient peut-être pas de M. Lutens, mais quant aux parfums eux-mêmes, le seul critère qui intervienne dans le marketing est lié à la décision de les sortir dans le flacon rectangulaire ou le flacon de table. Et la seule limite imposée aux créations est celle des réglementations.
    Je dirais néanmoins que bien qu'appartenant à un groupe auquel visiblement ses produits donnent satisfaction, la maison de Serge Lutens est vraiment sa maison, au sens où c'est lui seul qui impose sa vision et son goût.

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  9. Et j'ajoute qu'indéniablement, il existe une entente authentique entre le groupe et S. Lutens, lequel semble avoir respecté Shiseido, et réciproquement. Je me souviens d'un lancement en grande pompe d'une ligne de maquillage S. Marais par le même groupe...et çà n'a pas fonctionné du tout. Mais, malgré tout, je partage la déception d'"Anonyme" quant aux derniers lancements (sauf "Boxeuses" que je n'ai pas senti): d'ailleurs je ne crois pas à l'inspiration continue, celle qui pourrait justifier un si grand nombre de lancements à l'année. Et je ne suis pas certaine, finalement, que ce soit tellement les clientes (et encore moins les auteurs des blogs) qui soient responsables. J'ai un peu le tourni, moi...rien que dans la parfumerie de niche d'hier, j'ai trouvé qu'il y avait trop d'offres et je me suis réfugiée dans ma valeur sûre...sans beaucoup d'originalité. Je suis presque sûre que s'il n'y avait pas eu autant de parfums de niche, mon choix aurait été plus éclairé.

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  10. Narriman: c'est, en tous cas, ce que m'a dit un vieux de la vieille de l'industrie. "C'est votre faute, maintenant vous entrez dans une parfumerie non pas pour racheter votre parfum préféré, mais pour demander les nouveautés". Evidemment, c'est une histoire d'oeuf et de poule: les marques nous inondent parce que nous sommes avides de nouveautés, les produits ne sont pas à la hauteur parce que les sorties sont trop bousculées, on ne s'y attache pas donc on recherche de nouveau la nouveauté...
    Cela dit, je suis assez d'accord avec vous et avec la personne qui a laissé le commentaire anonyme, j'aimerais mieux voir moins de sorties que de voir de beaux produits se vampiriser les uns les autres. Pour ma part, j'ai été heureuse de Boxeuses et je connais au moins trois ou quatre amies qui ont adopté Bas de Soie (pour ma part, c'est tout simplement un registre olfactif qui ne me convient pas plutôt qu'un jugement sur sa qualité intrinsèque).
    Et inondée pour inondée, je préfère l'être au Palais-Royal que chez Sephora.

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  11. Narriman, la maison Lutens a ceci de particulier que son créateur a souvent répété que ses parfums d'éteindraient avec lui. Le rythme effréné des créations est il me semble lié au temps qui passe, et à la vision que Lutens veut achever de développer. Nous ne sommes hélas pas éternels. Alors oui aujourd'hui c'est rentable pour le groupe Shiseido, cela n'a pas toujours été le cas (il faut se rappeler des débuts dans les années 90 où lorsque la boutique vendait un flacon dans la journée c'était la fête). A mon avis, Shiseido a intérêt à profiter de la manne tant qu'elle est là... et Lutens a une oeuvre olfactive a boucler (chaque pièce du puzzle est pensée depuis bien longtemps si l'on en croît son auteur).

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  12. Quoi qu'il en soit, je suis comme Denyse, chaque lancement Lutens me tient en haleine!!! :-D

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  13. Bénédicte, si j'ai bien compris Serge Lutens, c'est surtout qu'il ne veut pas que ses parfums soient dénaturés, défigurés lorsqu'il ne sera plus là pour veiller à leur intégrité (c'est tout de même lui qui supervise les reformulations auxquelles il est contraint par l'IFRA, donc il fait au mieux).
    Mais tu as peut-être raison quant à cette oeuvre à achever. Sans comparer ce qui n'est pas forcément comparable, Picasso a été plus prolifique que jamais dans les dernières années. Et aujourd'hui, l'octogénaire Erro est d'une générosité créative débridée. Serge Lutens est nettement plus jeune, mais il y a peut-être en effet ce désir d'exprimer tout ce dont il a rêvé dans le registre olfactif... avant de passer à autre chose, peut-être?

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  14. ... pour suivre cette idée d'une future métamorphose, il me semble que c'est bien tard dans leur vie que Jean Dubuffet ou Tadeusz Kantor se sont accomplis. Il est possible que M. Lutens nous surprenne encore, dans une toute autre voie.

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  15. Bénédicte, c'est heureux que cette marque soit rentable pour le groupe, qui a fait confiance à un auteur et qui semble lui avoir laissé la liberté lui permettant d'exprimer pleinement son talent. Peut-être certaines clientes sont-elles blasées, je ne ressens pas la même émotion qu'au début...Je suis cependant d'accord avec Denyse et avec vous sur cette vision d'un artiste pris par le temps qui passe et la frénésie de la création (Erro, ouh la la, Denyse, 100 % d'accord avec vous, quelle pêche !). J'ai juste un petit bémol: la période frénétique est souvent précédée d'une période plus calme, où l'inspiration a été en sommeil. Dans le cas de Lutens, c'est en crescendo. Du moins c'est la perception qu'on peut en avoir de l'extérieur, sans être dans le secret des dieux... Et finalement, ce n'est pas tant l'authenticité de la démarche qui pose question de mon point de vue (comment - sérieusement - la remettre en cause ?) que les effets - à plus ou moins long terme) d'une telle production.

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  16. Narriman, j'ai déjà exprimé mes pensées au sujet de la "lassitude" qu'on peut éprouver face aux Lutens aujourd'hui dans deux posts, l'un consacré à Bas de Soie, l'autre ici.. http://graindemusc.blogspot.com/2008/07/oui-mais-est-ce-original.html

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  17. Merci Denyse, cet article m'avait échappé...

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  18. Grande nouvelle toujours que l'annonce du prochain Lutens. Je vous remercie de ce scoop et de ce billet aussi même s'il me laisse sur ma faim ce qui est un comble... quand on présente une telle odeur. Ce parfum me laisse vraiment perplexe, je ne saisis pas le sens du nom et s'il a quelque beauté, elle m'échappe. L'odeur du pain chaud... mmmh oui, évidemment j'aime, qu'y a-t-il de plus fédérateur mais est-ce vraiment intéressant pour un parfum ? Un retour à la mère, à l'enfance: au giron, au foyer... Mmouais je préfère qu'un parfum plutôt m'aiguillonne, me bouscule, me transporte ailleurs plus loin et dans des territoires inconnus que je ne soupçonnais pas. Là, c'est quelques pas en arrière. Mmoouais... Reste que je suis sûre (enfin disons que j'espère très fort) que le maître saura transcender ce pain chaud-là, que son grain de sel fera toute la différence.
    Mon Dieu, 2011 que c'est encore loin !
    alizarine

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  19. Bonjour rien à voir avec jeu de Peau car si je suis une fanatique du pain grillé , je n'aimerais pas pour autant porter cette odeur .
    Non juste une demande . Pourriez vous un jour faire un article sur les parfums Fragonards ? Je viens de découvrir billet doux et j'avoue que cette Marque a certains atouts . J'aimerais bien savoir ce que vous en pensez .

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  20. Alizarine, Serge Lutens ne donne jamais beaucoup d'indications sur les notes dans ses billets. Il y a celle-là, sûrement le parfum en présente d'autres... Pour bien des gens, le parfum peut aussi être quelque chose de doux et de rassurant (sauf que dans l'histoire de Serge Lutens, la boulangère n'est pas gentille!).

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  21. Lordhumphray, pas d'indication de grillé dans le dossier de presse, mais toutes les notes qui vont vers le brûlé sont très présentes dans la parfumerie, entre cuir et réglisse...
    Pour Fragonard, désolée, ça n'est pas au programme!

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  22. Manifestement tout le monde n'a pas envie de porter un parfum qui rappelle l'odeur du pain chaud, encore une fois Serge Lutens fait la nique a ceux qui le traitent de commercial et ne le comprendront jamais!
    Je prefere mille fois la proliferation des parfums de Serge Lutens a celle de Dior et puis finalement on peut sortir au compte goutte des parfums qui se ressemblent un peu tous. Certes, le dernier Frederic Malle est une belle rose, mais ce n'est qu'une rose de plus dans sa collection et sur le marche...

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  23. En lisant les commentaires, on se rend compte à quel point Lutens est associé au fantasme, à l'ailleurs, et il est vrai que l'immersion dans son intime (quoi de plus intime que l'enfance) peut nous dérouter. A t-on vraiment envie qu'il se livre, qu'il livre une partie de lui-même ? Ne le préfère-t-on pas énigmatique, vecteur de nos rêves ? Est-ce un tournant dans l'histoire qu'il nous raconte ? Peut-être amorcé avec Serge Noire...dont la présentation - jusqu'au nom - était très personnelle. Je trouve çà touchant, et follement risqué. Eh bien voilà, çà va s'agiter sur les blogs.

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  24. Uella, tu sais que je ne suis pas d'accord avec toi sur les parfums de Frédéric Malle: sur sa collection, il y en a trois dont je ne voudrais jamais me passer...
    Mais puisqu'il s'agit de Serge Lutens, en effet, j'aime bien qu'il nous déroute... Pourquoi aurait-il envie de se trouver toujours là où on l'attend? S'il y a trahison, en tous cas, lui ne se trahit pas...

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  25. Narriman, qui sait s'il n'y a pas un ailleurs dans cette enfance, et si tout l'ailleurs de Serge Lutens n'en provient pas?

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  26. carmencanda, desolee d'etre si dure avec Frederic Malle, mais rien a faire, je n'aime pas ses parfums qui malgre la haute qualite des matieres premieres me laissent une sensation de fadeur et de froid, quant au personnage, je le trouve assez pedant, mais ca c'est moins important.

    Deroutant, tu sais c'est le premier mot qui m'est venu a l'esprit la premiere fois ou j'ai passe la porte des Salons du Palais Royal. Serge Lutens est libre, ne rien faire comme tout le monde est une forme de desinvolture qui agace forcement. J'ai beaucoup de respect pour ca.

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  27. Uella, ce sont deux mondes différents: Serge Lutens a créé le sien, Frédéric Malle donne aux parfumeurs l'occasion d'exprimer les leurs, donc forcément, différentes voix se font entendre, dont toutes ne nous touchent pas forcément. On pourrait distinguer en disant que c'est l'oeuvre d'un cinéaste et celle d'un producteur. En tous cas, ces deux maisons marquent des moments très forts dans l'histoire de la parfumerie contemporaine, chacune à sa manière.

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  28. Les origines.

    Il nous livrera peut-être une clef....ou plusieurs (Jeux de peau, c'est bien au pluriel !).

    Vous avez raison, changeant en tout, fidèle à soi-même...c'est le plus important.

    Mais j'ai du mal à être une "inconditionnelle" et a plutôt une réaction épidermique quand on me somme d'aimer (avant même de sentir).
    Chaque sortie de Lutens est attendue avec impatience par ceux qui s'intéressent, de près ou de loin, à la parfumerie. On peut cependant exprimer une certaines nostalgie des premiers émois, disons que cela relève du libre arbitre.

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  29. Narriman, mettez-vous à la place d'un homme qu'on sommerait d'être ce qu'il a été il y a vingt ans... C'est étouffant.

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  30. C'est sûr. Mais ne vous méprenez pas, je suis bien contente qu'il nous surprenne, ne serait-ce qu'en nous parlant du pain chaud de son enfance. Je n'ai pas forcément envie de sentir un énième "Ambre Sultan" ou "Arabie". Mais la réplique du génie incompris, on ne me la fait pas (ou plus). Cela n'a rien à voir avec le respect dû à l'auteur. Mais est-on obligé d'aimer toute l'oeuvre ? En outre, ce n'est pas le fait qu'il y ait encore un Lutens qui m'agaçe, c'est plutôt le fait que les marques annoncent des mois à l'avance les sorties. Et du coup nourrissent des fantasmes...et du coup des déceptions. Cela ne m'étonne pas que çà se vende, ce sont des beaux parfums, mais il y a quand-même l'effet (du moins autour de moi) du "j'achète sans même savoir s'il me plaît, parce que c'est un Lutens." Il y a le même phénomène en librairie. Pourtant, on peut adorer un écrivain, le vénérer pour ce qu'il a apporté à la littérature et porter quand-même un regard critique sur ses bouquins. Tant mieux s'il nous fait explorer des terres inconnues où on ne l'attend pas. Mais je ne me suis pas précipitée sur Louve ni sur Five O-Clock ni sur Nuit de Cellophane, au seul motif que c'est signé du Maître. Et, en prenant un léger recul, en faisant abstraction de la signature, j'ai juste constaté que çà ne me plaisait pas. Et si çà ne me plaît pas, c'est que je ne comprends rien à Serge Lutens ? Eh bien soit. Mon premier critère n'est pas intellectuel. Enfin, j'essaye de ne pas être influencée de ce que je sais d'un parcours, d'une vie. Bien que ce soit passionnant de "lire" ces parfums à travers la connaissance qu'on a de leur auteur. Comme c'est passionnant de comprendre une oeuvre picturale par le parcours personnel de l'artiste. Mais comprendre n'est pas forcément aimer.

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  31. Narriman, je pense que Serge Lutens serait le dernier à s'attendre à ce tout le monde aime tout ce qu'il fait -- ce sont les goûts qui parlent, déjà. Je ne crois pas qu'il s'agisse de jouer à l'artiste incompris non plus. Mais il n'a peut-être pas plus envie d'habiter le mausolée que sa réputation lui dresse, que le palais de Marrakech qu'il a rendu parfait mais où il ne vit pas. Comme le disait Baudelaire, deux droits ont été omis de la charte des droits de l'homme, le droit de se contredire et le droit de s'en aller.
    Ce sont les siens autant que les nôtres.

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  32. On est bien d'accord.

    "Parmi l’énumération nombreuse des droits de l’homme que la sagesse du dix-neuvième siècle recommence si souvent et si complaisamment, deux assez importants ont été oubliés, qui sont le droit de se contredire et le droit de s’en aller."
    L'Art Romantique.

    Merci pour cette citation. Magnifique Baudelaire.
    Le droit à la critique n'a pas été oublié, mais son exercice est toujours rude car la critique est prise pour de l'hostilité là où, finalement, elle n'est qu'estime.

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  33. Pouvez vous me dire pourquoi ?
    est ce parce que ce n'est pas de la "niche" ? ou pour une autre raison ?

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  34. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  35. Narriman, tant qu'il n'y a pas vulgarite et mediocrite commerciale, je parle de celles pratiquees par les grandes marques, la proliferation et le marketing ne sont pas un probleme. Serge Lutens a un univers que d'autres parfumeurs n'ont pas, il s'exprime a travers ses parfums, ses photos et sa gamme de maquillage. Je suis consciente de friser l'idolatrie mais je ne possede pas toute la collection puisque j'ai dix parfums sur cinquante (bien que que je me suis laissee tenter par la majorite des Essentiels du 'Necessaire de Beaute' - comment ne pas resister a la beaute profonde des fard-a-levres Poupre Maure et Garde Rose?).
    Pourtant tres differente de Serge Lutens, je ressens la meme verite et la meme authenticite avec la parfumeuse Mathilde Laurent. Elle aussi a son propre univers artistique "tres a elle" et j'y crois, la manniere dont elle s'investit dans son travail autour de certaines creations tres singulieres qui ne ressemblent a aucunes autre.

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  36. Ah ah un scoop sur la boulangère ;) !
    Je n'ai rien contre un parfum doux et rassurant et là, l'odeur de Bois Farine me revient... C'est la régression qui me gênait un peu dans l'idée de ces effluves de boulangerie au petit matin.
    Mais vous avez très certainement raison, il y a et aura d'autres notes dans ce Jeux de Peau. Etrange, intriguant... tiens, comme le jeu de pluriel vs singulier est signifiant (de quoi ?)dans cette dénomination. Jeu de peaux ne dirait pas la même chose...
    alizarine

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  37. Ce qui est fou chez Lutens, c'est, je crois, qu'il est plus un artiste qu'un grand parfumeur. Unique, génial, avec un vrai souffle, habité... Et chacun de ses parfums, même celui qu'on trouvera le moins réussi, EST partie de son Oeuvre. Comme EST un Picasso.
    alizarine

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  38. Narriman, Baudelaire, qui était lui-même critique à ses heures, l'a en tous cas pleinement exercé, ce droit!

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  39. Lordhumphray, il est possible qu'il y ait des compositions de qualité chez Fragonard mais la maison est surtout associée à des contre-types de parfums plus connus. Comme le temps m'est compté, je ne m'y intéresse donc pas en priorité.

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  40. Uella, il est vrai que les démarches authentiques, les univers réellement originaux finissent par se reconnaître...

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  41. Alizarine, il est vrai que la juxtaposition entre le souvenir d'enfance évoqué et le nom pique la curiosité!
    Et je suis d'accord avec vous, dans le cas assez unique en son genre de quelqu'un comme Lutens, c'est l'ensemble de l'oeuvre, du geste, qui est à considérer. Même si après, on peut se reconnaître dans un parfum en particulier plutôt que dans un autre...

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  42. La critique n'est pas aisée, moi je ne m'y risquerais pas dans un domaine qui n'est pas le mien. J'exprime juste quelques observations de cliente lambda, voilà tout.

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  43. Narriman, mais c'est à vous que les parfumeurs s'adressent, pas aux critiques... d'ailleurs, une partie de ce travail d'écriture relève plutôt de la traduction (donc de la trahison, selon l'adage italien traduttore tradittore) de l'olfactif en verbal.

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  44. Merci pour votre réponse . J'adore votre blog . Je vous embrasse

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  45. Que les gens sont dur avec les créateurs !
    On ne fait quand même pas des chef d'œuvre tous les matins.
    Tout grand artiste à vu sa carrière ponctuée de coups de génie et de créations plus fades...
    Et il faut aussi penser au marché. Ils doivent vivre les pauvres créateurs... Ils font un miracles, ils ont une idée géniale, et les voilà condamnés à vivre de ce qui est par nature fragile et insaisissable... l'inspiration.

    J'irai de bon cœur sentir cette gourmandise qui sera, au pire, la petite sœur de très grands parfums.

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  46. J'avoue partager le sentiment de nostalgie des débuts de SL, même si comme vous l'avez très justement dit, on ne peut et on ne doit pas empêcher quelqu'un/quelque chose d'évoluer.

    SL poursuit donc sa quête de retranscription de ses souvenirs et origines (et des nôtres par la même occasion)et emprunte différents chemins. Mais il a réussi un tour de force: Ambre Gris, au même titre que d'autres parfums extra-ordinaires, est devenu pour moi - et certainement pour d'autres - une madeleine de Proust, Filles en Aiguilles une seconde peau. J'attends avec impatience de sentir son nouveau terrain de Jeux.

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  47. Madiel, je crois que ceux qui reprochent à Serge Lutens d'être plus prolifique qu'auparavant aimeraient que ses parfums soient plus rares, mais plus spectaculaires, mais comme je l'ai écrit à une ou deux reprises déjà, c'est le saisissement éprouvé à la découverte des Lutens qui est perdu, pas le style Lutens... Cela étant, comme vous dites, il y a des créations plus saisissantes que d'autres. Mais en réalité, pour ma part, il n'y en a pas un que je ne porterais pas.

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  48. Juliette, ce que vous dites est très juste: pour certains, ce sont les parfums de Lutens eux-mêmes qui deviennent des empreintes olfactives du passé...
    Cette veine des souvenirs d'enfance, par ailleurs, commençait déjà à se deviner, elle se précise... Un peu comme un écrivain qui finirait, après une longue carrière, par se tourner vers son enfance.

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  49. Je ne connais pas l'Ambre Gris...il est au Palais Royal ?

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  50. Au delà du style, il y a l'image du style, la représentation que l'on se fait d'un créateur.
    Peut être que la diversité des parfums récents brouille l'image de SL qui à ces début évoluait dans un univers plus feutré ) et avec des références plus cohérentes.

    Par ailleurs, d'un point de vue pragmatique, peut on envisager encore la multiplication des créations sans voir certaines références disparaître ? C'est qu'elle n'est pas très grande sa boutique !

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  51. Madiel, je ne suis pas d'accord. D'entrée de jeu, la spécificité de la maison a été de refléter un seul homme dans ses goûts, ses choix et son imaginaire. Le Maroc a été un code majeur, mais ce n'est pas le seul. La référence à la haute couture fait également partie de la biographie de Serge Lutens qui a débuté à Vogue en 1962. A plus forte raison l'enfance. Ce sont trois fils de souvenirs présents, certains d'entrée de jeu (la haute couture a influencé le rituel de la boutique).

    Quant au nombre de références, je crois qu'il jouera plutôt sur la ligne "export", dont certains produits ont été retirés, et dans laquelle d'autres font une apparition saisonnière, car dans ce cas il s'agit d'être sur les rayons de magasins qui n'appartiennent pas à la marque.

    Par ailleurs, les présentoirs de Salons viennent d'être refaits afin de donner plus de place aux flacons (hélas, les baignoires ont été retirées).

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  52. ... Au temps pour moi, je parlais de Gris Clair! La confusion avec Ambre Sultan vient du fait que celui-ci parle également à mes souvenirs. Bref, une de mes proches porte Gris Clair depuis sa sortie et outre l'aspect sentimental, ce parfum m'a donné une image bien différente de la lavande (quel coup de jeune, quelle noblesse!). Je viens de m'assurer qu'il figurait toujours dans la collection, car il est vrai que je ne le cherche pas systématiquement sur les présentoirs.

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  53. Juliette, voilà donc l'énigme éclaircie...

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  54. JulienFromDijon16 novembre 2010 14:20

    J'ai tendance à abonder dans le sens de Uella quand elle parle de Malle, "sensation de fadeur et de froid", j'ai la même impression souvenir accolée à cette marque. Pourtant j'aime "noirs épices" et "carnal flower", qui ne rentrent pas dans cette catégorie... allez comprendre!
    Alors je me sens parfois indélicat de critiquer, d'autant que Malle présente malgré tout un parti pris artistique courageux, que les vendeurs sont expérimentés, et qu'ils nous font grâce d'échantillons gratuits. (une démarche généreuse, donc louable, qu'importe les prix de ventes élevés)

    Ce Lutens me fait envie. Je le sens bien.

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  55. Je parlais juste "d'image".
    Je suis le premier à trouver le travail de SL ultra cohérent et souvent très personnel, jusqu'à donner son prénom à un parfum (Serge Noir). Mais la multiplication des sorties peut brouiller les pistes et rendre les clients suspicieux. C'est un peut le sort des artistes que l'on réduit à deux ou trois chef-d'œuvres et que l'on aimerait ne plus rien voir produire pour ne pas risquer de briser le mythe. Il y a une forme de nostalgie dans tout ça.
    Parfois j'aimerais redevenir un adolescent et pénétrer pour la première fois dans la boutique du Palais Royal. C'est l'effet "coup de foudre" qui nous manque.

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  56. Julien, on peut certes éprouver un rapport affectif différent envers une maison intimement liée à un personnage fascinant et une autre qui se présente comme une maison d'édition, donc comme un lieu accueillant plusieurs auteurs dans lesquels on peut ou non se reconnaître... Pour ma part je ne vois ni froideur ni fadeur dans Une Fleur de Cassie, Le Parfum de Thérèse ou Carnal Flower qui me sont tous trois indispensables, pas plus que dans Musc ravageur ou Dans tes bras... En fait, je crois que c'est le discours qui accompagne les parfums FM, moins lyrique, plus proche de la réalité de la profession, plus orienté vers les effets olfactifs que vers un imaginaire spécifique, qui peut être vécu comme moins impliquant.
    Personellement, je considère ces deux maisons comme essentielles dans l'univers que nous aimons, et je ne considère pas une démarche comme moins authentique que l'autre.

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  57. Madiel, songez, en tous cas, que cette première rencontre, d'autres la vivront encore. J'en suis régulièrement témoin lorsque j'emmène mes étudiants du London College of Fashion y faire une visite... C'est assez émouvant car justement, cela génère de l'émotion. Combien de fois ai-je entendu ces jeunes me dire "je ne savais pas que le parfum, ça pouvait être ça!"

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  58. Carmen,
    pour ce qui est de Frédéric Malle, je suis d'accord avec vous: c'est certainement le fait que la marque se veuille "neutre" (ou en tout cas en retrait) afin de mettre en valeur des parfums très différents qui lui donne une image un peu froide. Mais pour ma part, je trouve la démarche très louable, et même avant-gardiste en son temps. Heureusement que F. Malle était là pour éditer Le Parfum de Thérèse, sinon nous - humbles mortels - n'aurions jamais eu la possibilité de le sentir!
    Mais je comprends tout-à-fait que l'on puisse moins facilement adhérer aux Editions de Parfums et à leur statut de froide galerie d'art qu'à SL, dont l'univers sollicite immanquablement nos émotions.

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  59. Juliette, que voulez-vous, je suis gourmande, j'aime les deux. Et je ne dirais pas que l'ambiance est froide chez Frédéric Malle: les boiseries, les photos, le rouge et le noir... J'ai vu plus clinique!
    De plus, comme vous le soulignez, la démarche de mettre en avant les parfumeurs a été une petite révolution en son temps, dont on ne se rend même plus compte aujourd'hui que les marques communiquent presque toutes sur les parfumeurs...

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  60. Carmen, c'est tout à fait vrai... Frédéric Malle a été à l'origine d'une véritable tendance, à tel point qu'Olivier Cresp (ou en tout cas la personne qui parlait en son nom)a évoqué dans une interview l'importance pour un parfumeur de "sortir de son antre", de savoir travailler en équipe et même de ... se vendre, puisqu'il est de plus en plus offert aux yeux du public (d'aucuns diraient "utilisé"). Ainsi, JC Ellena est devenu le porte-drapeau d'Hermès, J.Polge a été interviewé sur Bleu par Esquire... L'image du parfumeur créant dans l'ombre semble bien loin!

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  61. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  62. Pour ma part la froideur des parfums de Frederic Malle ca va quand meme plus loin que le discours. Frederic Malle et Jean-Claude Ellena ont une parfumerie qui innove non pas dans la vision artistique mais dans l'innovation technique de l'execution des matieres. Ils sont plus dans l'exercice de style de parfums haut de gamme que dans la mise en scene d'une histoire.

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  63. Juliette, je reviendrai peut-être sur cette question dans une note prochainement...

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  64. Uella, Frédéric Malle dirige une maison, Jean-Claude Ellena est parfumeur, ce sont deux métiers différents. Quant à l'histoire, certain très grands parfums n'en racontent aucune: leur existence est dans leur forme, ce qui ne signifie pas pour autant qu'il s'agisse purement de technique. Cela dit, cela ne parle pas forcément à tout le monde: pour ma part, une forme nouvelle peut m'émouvoir.

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  65. Et ben! Quel débats passionnants ce Jeu de Peau amène.
    Pour ma part, juste avec cette description, je me sens moins attiré vers celui-ci mais le nom Vitriol d'œillet m'appelle.
    La palette des Salons est maintenant suffisamment étoffée pour que des clientèles très différentes puissent y trouver leur bonheur. Et heureusement que je n'aime pas toutes les créations de M. Lutens! Je ne les connais d'ailleurs pas toutes et c'est ça qui me passionne chez cette maison: j'y ai encore tant de chose à découvrir, sans compter les nouveautés. Ce sont des parfums qui demandent du temps, on ne les apprivoise pas facilement, on tourne autour, on oublie, on y revient.. j'essaie de ne pas trop me focaliser sur les nouvelles sorties et le "buzz" concernant les Lutens.

    Je comprends aussi le discours sur la froideur et la haute technicité, qui joue moins sur l'émotion des Parfums Frédéric Malle. Même si j'admire Le Parfum de Thérèse et Carnal flower, jusqu'à présent je n'avais encore jamais succombé aux charmes des Editions. Mais, comme il ne faut jamais dire Fontaine.. ça va peut-être changer avec Portrait of a Lady qui me pousse dans mes retranchements olfactifs. D'un côté je suis scotché par cette rose patchouli coeur fruits rouges à couper le souffle, de l'autre l'Ambroxan et la dose de musc massive sont à la limite de la douleur pour mon nez. Et cette lady joue sur ma corde plaisir/douleur de façon déroutante.

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  66. Anatole, en effet Portrait of a Lady est d'une intensité déroutante et d'une puissance qui dicte une application parcimonieuse, même chez les aficionados du sillage. Pour ma part, je regrette qu'il s'y trouve une trace de matériau du type "bois qui pique" auquel je suis hyperosmique... Cela pousse en effet l'expérience vers un léger inconfort. Mais tous n'y sont pas aussi sensibles que moi, heureusement.

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  67. Je vois tout à fait ce que vous dites avec l'inconfort du bois qui pique. Je suis hypernosmique à l'Ambroxan apparemment, qui sent pour mon nez comme un détergent animal si ça pouvait exister, avec des inflexions de sauge sclarée en plastique. Et là précisément avec Portrait of a lady, j'ai l'impression d'être plongé dans un baril de lessive ou de détergent, au coeur du parfum;
    Je me pose la question de savoir si ça peut "s'apprivoiser" (du genre baisser le volume) ou est-ce que ça peut empirer, ou s'il vaut mieux passer mon chemin, ce qui serait dommage parce que j'aime beaucoup PoaL.

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  68. Je comprends mal qu'on puisse faire une généralité sur les Malle, la personnalité et les créations de chaque nez étant tellement différentes les unes des autres! Entre l'épicurien Roucel, l'impressioniste Ellena, le magicien Roudnitschka, etc. Personnellement, j'ai été très touchée par de nombreuses créations de la maison, même si je n'en ai pas encore acheté (le prix dépasse vraiment mes moyens...)
    Pour le nouveau Lutens, j'ai hâte, en tant qu'artiste je ne peux que comprendre l'envie de ne pas se laisser enfermer dans un registre, de multiplier les émotions qu'on a envie d'exprimer, même "l'Eau" me semble avoir sa place dans la gamme! Et l'odeur du pain chaud, quelle idée originale, on peut lui faire confiance pour en faire un parfum merveilleux à porter, pas premier degré, après tout, quelle idée farfelue que de créer un parfum à l'odeur de loukoum, et pourtant quel résultat! Bref, une belle sortie en perspective, je suis émue par avance!

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  69. Anatole, l'Ambroxan n'appartient pas à la famille de matériaux en question (qui ont un nom, en plus on me l'a dit hier et je l'ai oublié). Alors je ne sais pas. Pour le bois qui pique, en effet, ça empire avec le temps, mais on ne parle peut-être pas du même phénomène... je ne sais pas.

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  70. Clochette, forcément d'accord... Sur tous les accords!

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  71. C'est drole, je n'ai pas du tout cette perception de personnalites et styles si differents chez Frederic Malle, il y a une certaine cohesion de la gamme a mon sens, ce sont plus ou moins tous des parfums tres haut de gamme, un peu trop pousse dans ce sens d'ailleurs (et puis les parfums refrigeres je trouve ca bete). La haute technicite en parfumerie ca peu etre a double tranchant, on peut aussi tomber dans le style minimaliste, souvent fade a mon gout. Mathilde Laurent parvient a eviter les ecueils de la haute technicite, sa parfumerie me parait plus equilibree, plus effortless que d'autres, ideal pour moi lorsque je fais un break avec Serge Lutens ;-)

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  72. Uella, des parfums bourrés de matières premières naturelles précieuses, il vaut mieux qu'ils vivent dans le frigo: c'est là que sont tous mes extraits, sur la recommandation de professionnels. Quant au minimalisme, je ne crois pas franchement que ce soit le dénominateur commun des parfums Frédéric Malle. Qu'ils relèvent d'un certain goût, pourquoi pas: dans le domaine du livre, on retrouve bien le goût d'un éditeur... Le contraire serait désolant, cela voudrait dire qu'on accueille n'importe quoi.

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  73. carmencanada, je me suis tres mal exprimee, j'evoquais le minimalisme en pensant a la parfumerie de Jean-Claude Ellena que j'ai cite plus haut; je vous en avais deja parle il me semble, j'ai revendu mon flacon de Vanille Galante, une tres belle idee que cette vanille orchidee mais le resultat est fade, je m'en suis lasse tres vite. Les parfums de Frederic Malle c'est l'oppose pour moi, haute technicite, belles matieres premieres mais un concept du parfum haut de gamme un peu trop pousse, manque de fantaisie et un peu trop classique en fin de compte. Alors le coup des refrigerateurs, apres avoir fait la petite reflexion a une vendeuse du stand FM de Barney's NY, j'ai eu le droit en reponse, _Oui je sais c'est un peu ridicule (les yeux en l'air avec la petite moue qui veut pas en dire plus mais qui n'en pense pas moins). J'ai lu quelque part sur Basenotes que les refrigerateurs de cuisine c'est pas bon du tout a cause de l'humidite, il faut une cave a vin refrigeree.

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  74. Uella, écoute, je préfère écouter des pros que des internautes pour l'histoire du frigo, et bien que ce ne soit pas optimal, on m'a dit que c'était mieux que rien.
    Pour Jean-Claude Ellena -- qui nie par ailleurs être un minimaliste, et qui a raison si l'on se réfère à ce que "minimaliste" signifie dans les mouvements artistiques -- on peut ne pas être sensible à son style, là c'est une question de goût.
    Enfin, je ne vois pas de mal à ce qu'une maison fasse des propositions assez "classiques": c'est poursuivre la ligne de la grande parfumerie, celle qu'on avait souvent perdue de vue dans les années 90. Il n'est pas nécessaire de faire systématiquement dans le déjanté ou l'expérimental.

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  75. carmencanada, il s'agissait d'une discussion ou Luca Turin avait pris part. Il pense que le frigo c'est absolument pas une obligation sauf en cas d'excessive chaleur l'ete pour des residences sans climatisation et il recommandait aussi la cave a vin refrigeree pour eviter toute humidite.

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  76. Uella, Luca n'est pas Dieu le père... J'aime mieux faire confiance à un mec qui travaille depuis 30 ans chez Robertet, par exemple.
    La cave à vin est en effet l'idéal quand on a la place et le budget. Les variations de température sont de toute façon à éviter, donc autant mettre ses trucs au frais toute l'année quand on n'a pas des frigos glaciaux comme aux USA.

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  77. carmencanada, je l'ai toujours dit, Turin est capable du meilleur comme du pire. Certaines de ses reflexions sont geniales mais une fois sur dix il est completement a cote de la plaque, bon c'est comme ca. Je connais personne chez Robertet, j'essais de me faire une idee en piquant ici et la des opinions souvent contradictoire d'ailleurs. Quand j'ai achete Une Fleur de Cassie, il est sorti du frigo mais personne chez Frederic Malle m'a conseille de le refrigerer toute l'annee donc forcement le consommateur moyen se dit les frigos Malle c'est du bidon, il faut etre honnete.

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  78. Uella, je sais bien. Mais alors que ça n'a en effet pas grand sens de conserver le flacon au frigo lorsqu'on n'a qu'un ou deux parfums comme la plupart des gens, quand on en a des dizaines et des dizaines qu'on ne revisite pas forcément souvent, et quand on en garde plusieurs plutôt en archives comme c'est mon cas, on essaie de freiner comme on peut les dégâts, et ça reste un des meilleurs moyens.

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