vendredi 26 février 2010

Retour sur 31 rue Cambon de Chanel : le chypre illusion



Trois années se sont écoulées depuis le lancement des Exclusifs de Chanel, collection dédiée à la fois à la pérennité du patrimoine olfactif de la maison – avec ses quatre parfums d’Ernest Beaux – et à son interprétation contemporaine, via ce que j’appelle le style « matérialiste », c’est-à-dire fondé sur les qualités particulières d’un matériau. Ainsi, 28 La Pausa est l’étude de l’iris qui confère leur élégance hautaine à des classiques comme Cuir de Russie ou N°19. Bel Respiro adouci l’éclat résineux du galbanum de ce même N°19 par des notes d’herbe fraîche. Coromandel tire le patchouli de Coco vers une expression plus stylisée. Quant à l’étonnant N°18, il expose l’éclat cristallin de l’ambrette enfouie dans l’opulence presque gustative de Bois des Iles

On a un moment envisagé une réécriture du style floral aldéhydé, mais Jacques Polge me confiait à l’époque qu’il n’avait, en fin de compte, rien trouvé qui puisse enrichir le propos des numéros 5 ou 22. L’Eau de Cologne correspondait à une envie – il n’existait aucune référence de ce type dans la maison.

31 rue Cambon est un peu plus difficile à situer dans une collection qui reprend et modernise les codes Chanel, à la manière dont Karl Lagerfeld l’a fait en jouant sur l’échelle et la forme du double C, du sac matelassé, des chaussures à bout noir, des camélias, des chaines et des colliers de fausses perles ou des galons noir sur fond de tweed écru : en fractalisant la Chanélité de façon à saturer chaque collection de ses signes.

Même si deux des trois créations d’Henri Robert – Pour Monsieur et Cristalle, éventuellement le N°19 – aient été des chypres, il semble que Gabrielle Chanel elle-même n’aimait pas le genre. Et 31 rue Cambon le remet en jeu de façon assez curieuse. Le parfum est classé parmi les chypres malgré l’absence de mousse de chêne ; il est vrai qu’avec sa bergamote en note de tête, son cœur jasminé-ambré et son fond de patchouli, il reprend la structure chypre, interprétée dans ce qu’on pourrait appeler le style « pêche » de Jacques Polge. Non pas parce qu’il évoque l’odeur de la pêche, mais parce que ses compositions ont à la fois le duveté d’une peau de pêche, sa chair fondante et un noyau plus dur qui crisse sous la dent.

Dans 31 rue Cambon, ce sont l’iris et le poivre qui expriment cette dureté innée du chypre, qui est également l’un des traits de caractère de Chanel. La combinaison des deux notes évoque l’odeur du cuir. Quant au poivre – qu’Henri Robert, selon son neveu Guy Robert – rangeait avec le patchouli dans les odeurs « moisies » plutôt que parmi les épices --, il perce le moelleux de la composition par ses facettes acres et poudre de fusil. S’enchaînant en tête à la bergamote qui présente un aspect poivré (l’huile essentielle de poivre noir a pour sa part des facettes hespéridées), et en fond avec le patchouli par ses aspects camphrés et terpéniques, cette note poivrée assombrit la composition tout en évoquant le fantôme des chypres d’antan…

D’ailleurs, ce fantôme chypré joue des tours à ma mémoire olfactive : lorsque je porte 31 rue Cambon, je sens de temps à autre des sillages qui ne correspondent absolument pas au mien – un flashe d’Aromatics Elixir, un lointain souvenir de Bandit, une citation de Mitsouko31 rue Cambon ne leur ressemble pas – ce dont il s’approcherait le plus dans la famille chyprée, mais de loin, est le défunt Que sais-je ? de Jean Patou.

Ce fantôme m’a fait réfléchir à la façon dont nous percevons le parfum. Disons qu’on sente la bergamote dans une eau de toilette fraîche : la bergamote convoque le thé Earl Grey, et notre cerveau tire la référence « thé » de notre bibliothèque olfactive. Cela m’est arrivé récemment en sentant le Déclaration Cologne avec Mathilde Laurent. J’y percevais une note thé : Mathilde me dit que je n’étais pas la première à faire la remarque, mais qu’il n’y avait pourtant aucune note de thé dans la formule, ni rien qui puisse susciter cet accord. Mon cerveau, en percevant la bergamote, avait tout bonnement suscité l’illusion du thé. Évidemment, le fait que Jean-Claude Ellena soit l’auteur du parfum – auquel Mathilde s’est essentiellement contentée d’ajouter du gingembre – n’y est pas étranger, puisque sa méthode repose entre autres sur ce genre d’illusionnisme olfactif.

De même, en faisant allusion aux codes du chypre sans en être tout à fait un, 31 rue Cambon réussit à se glisser dans la famille beaucoup plus efficacement que des néo-chypres du style Narciso Rodriguez for Her, et à rédiger un nouveau chapitre de l’histoire du genre…



20 commentaires:

  1. le parfum avec lequel j'ai expérimenté cette illusion due à l'association olfactive, c'est Noir Epices; faut dire que c'est tellement étonnant ces épices sèches sans agrumes ni ambre ou vanille, impossible de le ressentir en tant que lui-même!
    clochette

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour,
    A propos de "chypre illusion", sans mousse de chêne, j'aimerais bien avoir votre avis sur Sublim Balkiss de The Different Company?
    Merci pour ce blog passionnant.
    Sakura

    RépondreSupprimer
  3. Clochette, j'ai depuis un bon moment un échantillon de Noir Epices qui attend un test de peau... J'y songerai en fonction de cela quand je l'essaierai.

    RépondreSupprimer
  4. Sakura, pareil, je n'ai pas testé sur peau Sublime Balkiss mais je sais que la feuille de violette crée un effet mouillé-terreux qui joue la même fonction que la mousse de chêne -- observation d'ailleurs confirmée par Céline Ellena!

    RépondreSupprimer
  5. Denyse, je ne comprends pas en quoi 31 rue Cambon serait plus "efficacement chypre" que Narcisso, alors que ce dernier a relancé et renouvelé le genre ?

    RépondreSupprimer
  6. Méchant Loup, pour moi Narciso Rodriguez for Her ne crée pas l'effet olfactif du chypre, et son lancement sous cette désignation relève uniquement du marketing: il s'agit essentiellement d'un musc/fleur d'oranger à fond boisé, au demeurant très réussi dans ce style très linéaire de parfumerie.

    Je n'y trouve pas le contraste entre la clarté pétillante de la bergamote et l'obscurité d'une base traditionnellement mousse-patchouli, dans le cas du 31 poivre-patchouli, qui caractérise l'esprit chypre.

    RépondreSupprimer
  7. Il me semble aussi que l'esprit Chypre se caractérise fortement par la présence d'un accord patchouli (boisé et poivré également) et rose, accompagnées de notes jasminées (fleur d'oranger, jasmin), et de mousse de chêne (nous parlerons d'effet mousse de chêne aujoud'hui).Il y a bien un départ lumineux, mais plus moderne certes, que la bergamote de Chanel,et un fond "mouillé" recherché avec la mousse de chêne dans les "anciens" et provoqué par la rondeur du musc tilleul dans Narcisso. Celui-ci possède donc une signature chyprée bien marquée (plus proche d'Aromatique Elixir que de Mitsouko certes), mais n'est ce pas un peu réducteur de dire que c'est un musc-fleur d'oranger-boisée et uniquement du marketing ? L'équipe de BPI aurait elle raté son discours, ou nous aurait menti ? Ce sont quand même aussi des pros du parfums, non ?

    RépondreSupprimer
  8. Aux Etats-Unis 31 Cambon est vendu en tant que poudre fleuri et effectivement le fond ressemble a cette description, seules les premieres notes font penser a Diorella en plus feminin.

    L'actuel Cuir de Russie ressemble trop peu a l'extrait d'origine - la nouvelle edt est surtout florale et "humide", le cuir se devine un peu mais c'est hyper short-lived. L'original etait plus sec, veloute et corse.

    RépondreSupprimer
  9. Méchant Loup, l'équipe de BPI n'a pas raté son coup: la preuve. Faire passer NRfH pour un chypre, et y arriver... chapeau. Il me semble que la rose ne fait pas partie de la structure classique du chypre, pas plus que la fleur d'o. Le jasmin, à la limite, mais encore. Bergamote + labdanum + mousse, éventuellement patchouli selon les auteurs, voilà la charpente.
    Pour moi NRfH est un excellent produit marketing, très cohérent par rapport à la marque, ce qui ne lui enlève rien de ses qualités olfactives. Mais il est trop linéaire pour être un chypre: il ne raconte pas une histoire. Et il ne ressemble ni de près ni de loin à Aromatics Elixir. L'un est un tee-shirt, l'autre un tailleur sanglé.

    RépondreSupprimer
  10. Moon Palace, quelle curieuse description du 31. Enfin, si c'est ça qui marche aux USA... Fleuri je veux bien, poudré, ça m'étonne, l'iris ne me fait pas particulièrement cet effet-là dans la composition.

    J'aime et je porte le Cuir de Russie actuel dans les deux concentrations disponibles. L'eau de toilette ne me pose pas de problèmes de rémanence. Je sais qu'il est beaucoup moins riche qu'il ne l'a été (merci IFRA) mais je le trouve encore très beau, et il reste mon cuir préféré.

    RépondreSupprimer
  11. Alors il y a des professionnels qui disent n'importe quoi sans doute, et j'ai bien compris que BPI était champion alors ? Et quid du travail de Rebecca, qui a été une bible pour moi ? Le plus grave serait alors que c'est précisément cette structure chyprée bergamote-rose-jasmin-patchouli-mousse de chêne - labdanum qui est enseignée!!! Ensuite chacun la revisite et ajoute ses effets recherchés, selon sa patte et son inspiration.
    Devrais-je reprendre des cours, mais dans ce cas, avec qui, si l'on ne peut se fier à ce que l'on nous enseigne ???
    Quant à la ressemblance avec Aromatic Elixir, je ne parlais pas d'effet, mais de structure qui, bien sûr, est habillée différemment.

    RépondreSupprimer
  12. Méchant Loup, tout doux!

    J'ai bien dit que la définition de ce qui constitue un chypre varie selon les auteurs. Et je maintiens qu'il est abusif de ranger ce que la parfumeuse artisanale Ayala Moriel avait appelé des "chypres roses" hyper-musqués dans cette famille. Le chypre n'est pas qu'un effet olfactif, c'est aussi une tonalité d'émotion, que le 31RC sait susciter.

    Ce qui m'intéressait en écrivant ce post, c'était ce jeu du 31RC avec la mémoire du chypre, son illusionisme.

    Quant à BPI, je n'ai jamais dit qu'ils racontaient n'importe-quoi, simplement qu'ils étaient très doués pour le marketing: la cohérence entre les parfums et les marques dont ils s'occupent est remarquablement réussie, par rapport aux couacs que je signalais dans mon post précédent, pour Lanvin et Margiela. Donc, chapeau, magnifique boulot, très bons produits, flacons superbes, tout ce qu'on veut. Mais pas chypre! ;-)

    RépondreSupprimer
  13. JulienFromDijon27 février 2010 11:06

    Et comment vous décririez cette "tonalité d'émotion" du chypre ?
    Vous l'associez à quel état d'esprit, à quel temps, quel saison ?

    La dénomination commerciale "chypre" est comme celle "d'oriental", très usurpée. Ca dépend en effet de chaque personne.
    Pour certain, un oriental, c'est d'abord un accord ambre (vanille labdanum oppoponax) façon Shalimar, pour d'autre ce sont les épices et surtout l'eugénol façon Opium.
    Et de façon commerciale, n'importe quel parfum qui utilise un ingrédient exotique, (c'est à dire : tous), comme une invitation à la rêverie.
    Le chypre, c'est un peu le mannequin de couturier du parfumeur, une formule tridimensionnelle tout faite sur laquelle on greffe d'autres accords.
    Strictement parlant, c'est le labdanum (frais vert) la bergamotte (hespéridé fleuri) et la mousse de chêne (boisé) liés par leur facette résineuse pour donner un effet tridimensionnel.
    Certain échange la bergamote pour un autre hespéridé, la mousse de chêne par une autre note boisée, etc... et appelle le résultat "chypre".
    De façon plus large certain y range tout parfum qui utilise un contraste notes de tête fraiche hespéridée et notes de fond boisé pour donner un volume à une composition : l'énorme majorité des parfums.
    Je ne sais pas ce que les commerciaux souhaitent évoquer avec la dénomination chypre : le rattachement à un héritage culturelle, la sophistication ?

    Pour moi, là où j'en suis, les chypres sont des entités capricieuses.
    Car ce sont des compositions riches qui revendique des facettes inconfortable (ouverture crissante, coeur abstrait, aspect fumé et plastique de la mousse de chêne)
    Et des compositions paradoxales, parfois contradictoire : une féminité sophistiquée, presque trop apprêtée, avec des notes très masculine, un corps anguleux.


    Je repensais au 31 rue Cambon hier, car en ratissant ebay je suis tombé sur ça :
    http://cgi.befr.ebay.be/EXCLUSIF-RARE-CHANEL-31-rue-CAMBON-EDT-200-ml_W0QQitemZ160407604898QQcmdZViewItemQQptZLH_DefaultDomain_23?hash=item255909cea2
    Je trouve ce parfum "joli", une jolie bergamote, et le joli iris de la gamme des exclusif. Mais ça s'arrête là.
    J'ai hésité devant l'offre, mais mon porte-monnaie n'est pas extensible et je préfère chasser d'autres parfums : je n'ai pas encore bois des iles, ou cuir de russie, ou coromandel, ou sycomore... :p (c'est pourquoi je communique la bonne occas')

    P.S.: Sur le blog de C.Ellena, j'ai lu que les extraits de bergamote pouvait atteindre des sommets de raffinements (et de prix). Par flashback je comprends mieux pourquoi certains parfums ont une bergamote si étincelante et fleurie (Guerlain souvent) et d'autre simplement fraiche et citronnée. Je pensais naïvement que la bergamote c'était peu ou prou toujours la même chose.
    Est-ce que cet aspect fait écho en vous ?

    RépondreSupprimer
  14. Julien, je ne pourrais répondre à tout, ce serait un autre post!

    La tonalité affective du chypre, vous la définissez bien: une féminité sophistiquée sur un corps anguleux, masculin. Le récit brodé par l'ouverture brillante, le coeur riche et complexe, le fond sombre et terreux, un peu inquiétant. Le chypre est complexe, affirmé mais ne se livre pas entièrement. Pour certains, c'est la famille la plus intellectuelle du parfum...

    Je ne définirais pas entièrement les facettes des trois matériaux centraux comme vous le faites -- le labdanum n'est pas frais, mais plutôt résineux-aromatique (et bien d'autres choses), la mousse de chêne a des aspects terreux et humides en plus du boisé...

    Mais en effet, on pourrait dire que presque tout est un chypre, tant qu'à faire. C'est pourquoi j'ajoute cette tonalité affective qui me semble issue de l'époque d'après la Première Guerre Mondiale, assez dure, et où les rapports entre les sexes se redéfinissaient, où la figure de la vamp émergeait... (mais ça, c'est mon cours de Londres).

    La bergamote de Guerlain est en effet particulièrement ravissante. Comme Sylvaine Delacourte l'explique je crois dans son blog, il s'agit d'une communelle, c'est-à-dire d'un mélange de bergamotes destinées à parvenir à une qualité constante malgré les variations saisonnières et les différents fournisseurs. Les qualités des MP naturelles varient beaucoup, justement parce qu'elles sont naturelles, d'une saison à l'autre et d'un lieu à l'autre. Et les notes bergamote de certains parfums ne sont pas forcément tirées du fruit, d'où leur côté plus plat. En parfumerie, tout n'est pas forcément ce qu'on dit: c'est justement la nature de l'illusionnisme olfactif.

    RépondreSupprimer
  15. JulienFromDijon27 février 2010 12:38

    Merci pour la réponse ^_^

    En effet, les ingrédients du chypre classique peuvent être décrit différemment, chacun est un parfum en soi. On pourrait écrire des pages entières.
    C'est d'ailleurs peut-être le hic de la dénomination commerciale "nouveaux chypres" (alors même que nous parlons de bergamote synthétique) : ces nouveaux venus sont très synthétiques (narcisso rodriguez, Idylle).

    Inversement, vous entendre parler de "tonalité affective" me rappelle le problème des chypres classiques.
    Certains les trouvaient trop typés, marqués par une époque : dur à porter, peu engageant, et datés.
    Comme des personnages, des héroïnes du passées, qui ne seraient plus au goût du jour.
    Il y a du vrai et du faux la-dedans : un beau chypre c'est merveilleux (et la pratique de la reformulation a nuit à leur réputation), et la mode pour les robes vintage illustre qu'il suffit de les porter pour leur donner une nouvelle existence et un nouveau présent.

    Heureusement, à côté des classiques préservés et des usurpateurs façon Idylle et Narcisso Rodriguez, les parfumeurs ne nous ont pas attendu pour illustrer le genre de nouvelles belles créations de qualité : 31 rue cambon, rose de nuit, Chinatown (qui pour moi fait figure de "la beauté de Mitsouko expliquée aux nuls"), promesse de l'aube, jubilation 25...
    Je réalise qu'il ne s'agit que de parfums chers et difficiles à trouver, finalement qq chose ne change pas chez les chypre : un coté select'.

    La communelle de bergamote chez Guerlain, oui, je me rappelle, notamment cette vidéo
    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=654220#bcid=654220;vid=10424463
    Où Thierry Wasser explique que JP Guerlain aime la bergamote de Calabres bien mûre. Quand on aimerait être une petite souris dans la valise de Mme Delacourte ou M Wasser.

    RépondreSupprimer
  16. Julien, la comparaison avec les robes vintage est celle que j'utilise souvent. La moitié de ma garde-robe en est composée, mais je les porte assez peu car il faut un état d'esprit particulier qui n'est pas toujours le mien. C'est la même chose pour les parfums vintage ou classiques. Au quotidien, je leur préfère en fait des parfums d'une écriture plus contemporaine.

    Cela étant, la seule chose qui me fasse hésiter à porter Mitsouko est la quantité forcément limitée du jus pré-reformulation que je possède. Sinon, je l'habite plus volontiers que d'autres. 31 RC me semble d'une facture plus facile à porter que ses ancêtres, l'écriture en est moderne malgré tout.

    Et, c'est vrai, l'amour du chypre est très sélectif!

    RépondreSupprimer
  17. Bon d'accord, soit ! Mais même si les chypres fruités sont plus sombres et intrigants, que les lactones et la bergamote, conjugués à de belles résines et de beaux bois leur confèrent un caractère plus sombre et mystérieux plus affirmé que les chypres floraux plus "accessibles",ces derniers n'en sont pas moins des chypres ;-)

    RépondreSupprimer
  18. Dont Narciso et Idylle, quels que soient leurs qualités, ne sont pas... Pour moi, Odalisque de Parfums de Nicolaï est un bon exemple de chypre floral contemporain. Dès que ça se noie dans le musc, on passe à autre chose... je n'en démordrai pas.

    RépondreSupprimer
  19. Comme tu es une femme de goût, je ne peux pas t'en vouloir de défendre ton point de vue :-)
    Nous ne serons donc pas d'accord, mais j'imagine les débats de parfumeurs lorsqu'il s'agit de classifier un parfum ? Notre querelle de chypre, à coté, ce doit être de la gnognote, isnt't it ?

    RépondreSupprimer
  20. De goût, certes, mais surtout, têtue comme une mule!

    RépondreSupprimer