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jeudi 14 juin 2012

La naissance de Séville à l’aube...



À l’heure où vous lirez ceci, je serai en train d’assister – voire de participer – à la grande pesée d’une quantité suffisante de concentré de Séville à l’aube pour produire des milliers de flacons, chez mes adorables amis d’Art et Parfum, à Cabris.

Cette opération fort délicate lorsqu’on manipule beaucoup de matières premières naturelles et précieuses, ce qui est le cas ici, consiste à les ajouter dans une grande cuve en inox, dans un ordre précis, car elles ont des consistances différentes (résine, poudre, huile…). Certaines doivent être chauffées, pas forcément aux mêmes températures… Bref, c’est compliqué, mais selon Olivier Maure, le propriétaire de la société fondée par Edmond Roudnitska, on peut sentir les accords se former jusque dans le jardin (magnifique) et même reconnaître l’écriture d’un parfumeur à vue de nez.

Je ne peux évidemment pas dire à quel point je suis ravie d’assister à la naissance de cette création pour laquelle j'ai été l'inspiratrice et la complice de Bertrand Duchaufour !

Par ailleurs, je sais par certaines responsables de points de vente et de boutiques L’Artisan Parfumeur à Paris qu’il y a déjà des listes d’attente pour Séville à l’aube, ce qui m’enchante (même si, je tiens à le préciser, il s’agit d’un sentiment tout à fait désintéressé : je ne touche aucun pourcentage !). Les testeurs sont disponibles depuis un petit moment, parfois cachés : n’hésitez pas à les demander.

Pour lire (en anglais) un récit de ma dernière visite à Art et Parfum avec mon amie Angela de Now Smell This, cliquez ici et ici. Pour la mienne, ici.

Illustration: La Naissance de Vénus d'Alexandre Cabanel (détail).

8 commentaires:

  1. C'est génial, je vous souhaite une journée extraordinaire! Je suis toujours en train de lire The Perfume Lover et j'adore... Merci pour cette belle leçon de parfumerie! Et j'ai évidemment hâte de découvrir le parfum! En fait, c'est une extraordinaire idée de marketing: raconter d'abord une histoire pour créer le suspense... et puis "gâter" les lecteurs pour leur patience par le lancement du produit... Je suis sûre que la méthode sera copiée!
    Corinna

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  2. Cher Grain de musc, à force de lire des chroniques, qui évoquent les diverses étapes de la création de "Séville à l'aube", je m'impatiente de le découvrir...

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  3. Corinna, la vérité, c'est que cette idée n'a absolument pas été suscitée par un service marketing, simplement validée après-coup! Le livre et le parfum ont été créés ensemble d'abord et avant tout parce que Bertrand Duchaufour et moi avons eu envie d'être complices en création... Cela dit, il est certain que le buzz suscité par les conditions de ce développement du parfum est assez extraordinaire.
    Et je suis ravie que mon livre vous plaise !

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  4. Chypre Rouge, demandez aux comptoirs de L'Artisan, je suis sûre qu'ils ont reçu le testeur!

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  5. Oui, je sais bien, c'est justement ça ce qui est superbe dans votre "aventure olfactive"... et comme ça a l'air de marcher, je vois déjà plein de requins du marketing se jeter dessus...
    Tout nouveau concept fructueux est bon à être imité et copié (même si, dans votre cas, il ne s'agit pas d'un concept mais d'un rêve personnel...) Vous devriez peut-être "protéger" votre idée en tant que propriété intellectuelle ;)

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  6. Corinna, rien ne peut en effet empêcher que l'idée soit imitée et exploitée de façon plus spectaculaire avec un auteur plus réputé. Dans le monde anglo-saxon je vois déjà quelques livres vendus avec parfum inspiré par le livre, et une tendance à vendre des kits "quel parfum pour quel personnage de roman". Ce n'est pas un concept qu'on peut protéger... on ne peut même pas protéger un parfum comme propriété intellectuelle!
    Il n'en reste pas moins que ce qui suit ne sera plus une première, mais une imitation.

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  7. Chère Denyse,

    L'évocation d'Art et Parfum me remplit d'émotion, c'est là que Mona faisait fabriquer ses parfums et elle était si attachée à Olivier Maure.

    Show must go on (même si cette expression n'est pas d'une élégance folle, elle veut bien dire ce qu'elle veut dire).

    Donc je me réjouis pour vous, pour Art et Parfum, et de manière générale pour tous les gens qui ont une passion et qui la voient, concrètement, se réaliser sous leurs yeux.

    Bien à vous,

    Narriman.

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  8. Narriman, elle n'était pas entièrement absente, nous avons parlé d'elle...

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